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Fulham, croissance interrompue

Mark Hugues, le coach de Fulham

Mark Hugues, le coach de Fulham - -

Malgré une ascension fulgurante il y a plus de dix ans, le club londonien souffle le chaud et le froid. Explications.

« Je veux faire de Fulham le Manchester United du sud !» En 1997, l’homme d’affaire égyptien Mohamed Al-Fayed ne manque pas d’ambition lorsqu’il rachète Fulham, alors en Ligue One, l’équivalent de notre National. Treize ans plus tard, force est de constater que le club londonien ne boxe toujours pas dans la même catégorie que les Red Devils. Si son ascension fut fulgurante, Fulham ayant rejoint l’élite en 2001 avec à sa tête un certain Jean Tigana, son instabilité chronique freine souvent sa progression. Ces six derniers mois résument assez bien l’irrégularité des Cottagers. Finaliste de l’Europa League au mois de mai (défaite contre l’Atletico Madrid 2-1, a.p.) après avoir sorti notamment Hambourg, Wolfsburg, le Shakhtior Donetsk et la Juventus, Fulham pointe à ce jour à la 18e place de Premier League. « Ils connaissent de grosses difficultés cette année, observe Steve Marlet, l’ancien attaquant du club londonien. C’est assez bizarre. Après être allés en finale de Coupe d’Europe, ils se retrouvent relégables. Ça ne sent pas bon… »

Pour Al-Fayed, l’heure des grandes dépenses est terminée

Parti à Liverpool cet été, l’entraîneur Roy Hodgson a été remplacé par Mark Hugues. Une mauvaise idée. Depuis qu’il a posé ses valises dans le plus ancien club de Londres (il a été fondé en 1879), l’ancien coach de Manchester City ne semble pas vraiment très impliqué. Il faut dire que le Gallois doit composer avec des moyens financiers beaucoup plus limités que ses prédécesseurs. Après avoir investi près de 200 millions d’euros, Mohamed Al-Fayed a en effet décidé que l’heure des grandes dépenses était terminée. Dur dans ces conditions de rivaliser avec les meilleures formations anglaises…
A l’image de son stade, le mythique Craven Cottage (25.000 places) avec ses sièges en bois, Fulham est donc encore très loin de jouer dans la cours des grands. Et dans les coulisses du club londonien, on se demande même à quoi ressemblera l’après-Al-Fayed alors que l’homme d’affaire égyptien âgé de 76 ans est actuellement malade…