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Sous les Sunlight de Guus Hiddink

Invaincu depuis son arrivée, Guus Hiddink a ramené les Blues à 4 petits points de Manchester United. La victoire face à Manchester City (1-0) à une nouvelle fois confirmer l’embellie du club de Roman Abramovitch.

En ce moment, les week-ends de Premier League se suivent et se ressemblent pour les joueurs de Chelsea. Depuis l’arrivée de Guus Hiddink, les Blues n’ont pas perdu un match de championnat. Ils n’ont d’ailleurs pas perdu une rencontre toutes compétitions confondues. Et leur quatrième succès consécutif leur donne de réels espoirs pour la fin de saison.
Après le récital réalisé la veille par Liverpool à Old Trafford devant Manchester United (4-1), Chelsea ne devait pas se manquer, sous peine de laisser filer le train des ambitieux, comprenez-par là la possibilité de se mêler à la course au titre. Avec un style en passe d’être breveté, la formation dirigée par Guus Hiddink a fait ce qu’elle savait faire de mieux depuis quelques semaines : gagner tout en gérant le score.

City a le chéquier, Chelsea le talent

Si le spectacle n’a pas toujours été séduisant, la manière est en progrès, comme pouvaient en témoigner les nombreux redoublements de passes aux vingt mètres adverses et la fluidité du jeu, en progrès. Même sans convaincre, la bande à Guus Hiddink était plus forte que celle de Manchester City, brouillonne offensivement et heureuse, à la fois sur un poteau de Belletti (63e), un incroyable manqué de Ballack (36e) ou encore un possible pénalty après un accrochage plus que limite d’Onohua sur Anelka dans la surface (32e).
Avec un seul succès cette saison en déplacement, les Citizens n’avaient, de toute façon, pas les arguments pour espérer inquiéter l’arrière-garde londonienne et ce, malgré quelques banderilles de Robinho, seul soliste de talent – Elano excepté – en mesure de secouer le cocotier de City. Hier, le choc qui opposait les deux formations les plus riches du territoire a été largement remporté par… celle qui dispose aujourd’hui du chéquier le moins garni. Mais pas du talent le moins visible.
La preuve ? Face à City, Hiddink a pu se permettre de jouer à fond la carte de la concurrence. John Obi Mikel ? Sur le banc. De même que Salomon Kalou, pas déméritant pourtant depuis le début de la saison. Et lorsqu’il a fallu remplacer Deco – très intéressant en tant que milieu gauche pendant quarante minutes - sur blessure, c’est Juliano Belletti qui a eu les faveurs du technicien russe, pas l’international ivoirien. Le technicien néerlandais a envoyé un signe fort hier à son groupe.
Et les retours convaincants de blessure d’Essien, buteur providentiel hier (18e) et de Ricardo Carvalho, impérial en défense centrale aux côtés de Terry, ne font que donner de la crédibilité à ses choix. A défaut d’avoir écrasé un adversaire plus faible que lui, Chelsea est plus solide, aujourd’hui, dans toutes ses composantes. Une bonne nouvelle, surtout au moment où la forteresse mancunienne affiche quelques lézardes. Et à condition, surtout, que tout le monde veuille bien jouer le jeu.

La rédaction - Alix Dulac