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Présidence de l’UEFA : Van Praag déclare la guerre à son rival Ceferin

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L’élection du nouveau président de l’UEFA aura lieu mercredi 14 septembre. A une semaine de l’échéance, le favori Aleksander Ceferin (à droite) est attaqué de toutes parts par son concurrent Michael Van Praag, qui l’accuse de corruption.

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Ils ne sont plus que deux. Mardi soir, Angel Villar, le président de la Fédération espagnole et vice-président par interim de l’UEFA a jeté l’éponge : « De nombreuses voix parmi les responsables du football espagnol m’ont pressé de continuer à travailler pour mon pays ». Le successeur de Michel Platini, qui sera élu mercredi 14 septembre, sera donc soit le Slovène Aleksander Ceferin (48 ans), soit le Néerlandais Michael Van Praag (68 ans). Le premier, président de la Fédération slovène, part favori. Il revendique le soutien de 23 des 55 associations nationales, dont la France. « On s’était rencontrés durant l’Euro, il (ndlr : Noël Le Graët) m’avait dit qu’il serait derrière moi », assure Ceferin. Ce qui aurait rapproché les deux hommes : l’idée commune d’un travail transparent, loin des derniers remous. A terme, l’objectif étant aussi de redorer l’image d’une instance européenne salie par les affaires. Problème, la campagne 2016 a elle aussi droit à son lot de polémiques.

Ceferin est-il le « pantin » d’Infantino ?

Michael Van Praag accuse son rival de manquer d’indépendance. Ceferin est tantôt décrit comme la marionnette du président déchu Michel Platini, avec lequel il partage la vision d’un football « pour tous » et notamment pour les « petits », tantôt comme celle du président de la FIFA Gianni Infantino. Il s’appuie sur une enquête du magazine norvégien Josimar, qu’il a lui-même relayée sur Twitter.

Des accusations bien évidemment réfutées par le candidat slovène, avocat en droit criminel et commercial : « Les gens qui ne veulent pas me voir président construisent des théories du complot tous les jours. On a du mal à croire qu’un Slovène puisse être indépendant (…) je ne suis la marionnette de personne. [Van Praag] crée des histoires pour essayer de polluer la pré-élection. »

Soutenu par les Scandinaves en échange de l’Euro 2024 ?

Autre reproche fait à Ceferin, l’origine de ses autres soutiens, notamment nordiques. Si la Scandinavie est derrière lui (la Suède, la Norvège, la Finlande et le Danemark lui ont assuré leur soutien le 3 juin, six semaines avant l’annonce officielle de sa candidature), ce serait seulement pour obtenir l’organisation de l’Euro 2024 ou 2028. La Suède, toujours selon Josimar, briguerait également un siège au board de l’UEFA et souhaiterait placer l’un des siens au poste de vice-président de l’UEFA.

Cette stratégie de déstabilisation opérée par Michael Van Praag ressemble à une sorte de « dernière cartouche ». Certes, les fédérations anglaises et belges ont affirmé ce mercredi soutenir l’homme de 68 ans, mais Aleksander Ceferin, qui ne compte pas toucher à l’Euro à 24 cher à Michel Platini, conserve une longueur d’avance. Réponse le 14 septembre.