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PSG-Barça: Paris frappe un grand coup

Marco Verratti

Marco Verratti - AFP

Très moyen depuis le début de saison, le PSG s’est réveillé au meilleur moment pour s’offrir un succès de prestige face au Barça (3-2) en Ligue des champions, ce mardi au Parc des Princes. Parfait pour prendre confiance et lancer enfin sa saison.

Le football possède cette capacité à muer les destins très vite. Vous avez beau effectuer un début de saison cahin-caha, pour ne pas dire plus, le ballon reste rond, les deux équipes sont formées de onze joueurs chacune et tout peut arriver sur 90 minutes. Même une résurrection sportive. Demandez donc au PSG. Depuis l’été, les critiques n’ont pas épargné Paris. Suffisance, absence de liant entre les lignes, performances individuelles en berne, remise en cause tactique, niveau de Laurent Blanc, de nombreux débats ont alimenté le quotidien du club de la capitale. Ils vont peut-être sa calmer dans les jours à venir. Car ce mardi, au Parc, le PSG a joué le rôle du phénix pour renaître de ses cendres au meilleur moment.

Trois buts inscrits au Barça, qui n’en avait encaissé… aucun depuis le début de l’exercice 2014-2015, pour une victoire en Ligue des champions (3-2) qui redonne confiance, lance enfin la saison du club de la capitale et remet les Parisiens en bonne position pour la qualification en huitièmes de finale (ils prennent la place de leaders du groupe F avant leur déplacement à Nicosie le 21 octobre). Le quart de finale aller de la saison dernière contre Chelsea (3-1) mis à part, le PSG version qatarie n’avait jamais signé un tel succès de prestige en C1. Nasser & co ne s’en plaindront pas pour l’image du club. Privé de Zlatan Ibrahimovic et Thiago Silva pour son premier gros choc de haut niveau de la saison, Paris a relevé le défi au courage et à l’envie. Enfin à la hauteur de ses qualités intrinsèques.

Beaucoup de positif… mais pas que

Au-delà du succès de prestige, le PSG peut aussi se targuer d’avoir mis en œuvre des situations de jeu qui vont booster la confiance des troupes. Question de symboles. Le premier buteur ? David Luiz, bien placé à la réception d’un coup franc. Décevant depuis le début de saison, jusqu’à avouer n’être qu’à « 60% », le Brésilien s’offre un bol d’air avec sa première réalisation sous le maillot parisien (1-0, 10e). Le deuxième buteur ? Marco Verratti, qui n’avait jamais fait trembler les filets depuis son arrivée dans la capitale et qui l’a fait de la… tête suite à une sortie très hasardeuse de Ter Stegen sur un corner (2-1, 26e). Parfait pour la confiance alors que le talentueux Italien commençait à être dans le viseur de certaines analyses. Parfait, aussi, pour confirmer les qualités des hommes de Laurent Blanc sur les phases arrêtées.

Et le troisième buteur ? Blaise Matuidi (3-1, 54e), récompense d’une rencontre où l’international français a enfin montré le niveau (très élevé) qui avait fait de lui un pilier du milieu parisien la saison dernière. Beaucoup de positif, donc. Mais pas que. Sur le plan défensif, le PSG a encore présenté quelques failles inquiétantes. Par deux fois, le Barça a pu réagir de suite aux buts parisiens, comme si sa concentration disparaissait avec les filets qui tremblent. Messi (1-1, 12e), au terme d’une action collective impressionnante façon console de jeux, et Neymar (3-2, 56e) ont su en profiter. On n’oubliera pas non plus la dernière demi-heure de la première période où la domination catalane, à base de vitesse d’exécution, a un temps fait craindre le pire. Mais l’orage est passé. Et Paris en a profité avant de réussir à tenir devant la menace, matérialisée par l’intensité de Marquinhos sur son sauvetage et le poteau de Munir dans les dix dernières minutes. Ça fait du bien au moral. Monaco, en visite ce dimanche au Parc, est prévenu. Le PSG s’est enfin réveillé.

Alexandre Herbinet