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Quintero est un héros, Barrios a craqué... les tops et flops de River-Boca

River Plate a remporté la Copa Libertadores en s'imposant face à Boca Juniors, ce dimanche à Bernabeu, lors d'une finale retour à suspense (3-1, ap). Une victoire impulsée par un Juan Quintero héroïque, qui a douché les espoirs de la bande à Dario Benedetto.

TOPS

Quintero envoie River au paradis

Avant son entrée en jeu, River Plate a proposé une heure de football franchement triste dans cette finale retour de Copa Libertadores. Sans inspiration, sans génie, les joueurs de Marcello Gallardo ont longtemps semblé incapables de refaire leur retard sur Boca. Mais Juan Quintero a tout changé. Tranchant et mobile, le milieu de terrain colombien a mis le feu sur la pelouse madrilène. A lui seul, l’ancien joueur de Rennes et Porto (25 ans) a redynamisé son équipe. A l’origine de l’égalisation de Lucas Pratto (68e), il offre à son club une victoire inoubliable d’une frappe magistrale sous la barre en prolongation (109e).

Benedetto, l’instant de folie

Dans le marasme technique de la première période, il a réussi à surnager. A la pointe de l’attaque de Boca, Dario Benedetto s’est montré précieux en point d’appui. Ses remises dos au jeu ont permis à son équipe de ressortir les ballons et de déclencher quelques contres éclairs. C’est sur l’un d’eux que l’attaquant argentin de 28 ans, déjà buteur à l’aller, a ouvert le score en faisant preuve d’un magnifique sang-froid. Un but célébré dans l’hystérie face aux supporters de Boca. Remplacé à l’heure de jeu par Ramon Abila. Assez étonnamment d'ailleurs.

Une ambiance incroyable à Bernabeu

Le stade Santiago Bernabeu a connu de jolis moments d’ivresse avec le Real Madrid. Mais il n’a peut-être jamais vibré comme ça. En accueillant ce Superclasico, l’enceinte merengue a goûté à la ferveur argentine. Et elle risque de s’en souvenir. Malgré les 10.000 km qui séparent Buenos Aires et Madrid, des milliers de hinchas avaient fait le déplacement pour ce rendez-vous historique. Un virage bouillant pour les fans de River, un autre volcanique pour ceux de Boca. De quoi assister à un magnifique spectacle en tribunes, avec des chants discontinus et une atmosphère électrique de bout en bout.

FLOPS

L’expulsion express de Barrios

Il a perdu ses nerfs au plus mauvais moment. Alors qu’il réalisait un match plutôt correct, William Barrios a réussi à se faire expulser en moins de deux minutes. Dès l’entame de la prolongation. Le milieu de terrain colombien a reçu un premier avertissement, juste avant de commettre une grosse faute sur Exequiel Palacios, synonyme de rouge. Un craquage très mal venu pour Boca, qui a dû jouer à dix durant toute la fin de la rencontre. Et qui a fini par craquer sur le bijou de Quintero, avant que Gonzalo Martinez ne place le coup de grâce dans les dernières secondes (3-1). 

Un faible niveau technique

Le match aller n’avait déjà pas été un hymne à la justesse technique. Ces retrouvailles ont été dans le même registre. Voire même moins reluisantes. Si les joueurs ont mis du cœur à l’ouvrage dans le jardin des Galactiques, ils ont également multiplié les approximations et les pertes de balle. Des deux côtés et de manière assez spectaculaire parfois. Comme si le ballon avait un peu brûlé les pieds face à l’immense enjeu de cet affrontement...

Palacios encore bien tendre

Il a foulé pour la première fois de sa carrière la pelouse de Bernabeu. De quoi prendre ses marques avant un éventuel transfert au Real Madrid cet hiver ou l’été prochain? En tout cas, le baptême a été plutôt décevant pour Exequiel Palacios, annoncé proche du club merengue. Comme au match aller, le milieu de terrain de River Plate a livré un match sans étincelle. Incapable d’amener le danger par une passe lumineuse ou un dribble surprenant, le joueur de 20 ans a même commis quelques erreurs techniques assez grossières. Difficile de voir en lui un futur crack, même s’il serait trop sévère de le juger sur une telle double confrontation.

https://twitter.com/AlexJaquin Alexandre Jaquin Rédacteur