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Pourquoi Berlusconi préfère Fernando Torres à Jérémy Ménez

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Habitué à se mêler des affaires sportives de l’AC Milan, dont il est le président, Silvio Berlusconi aurait expliqué qu’il préférait un vrai buteur en pointe, plutôt qu’un faux neuf. Une bien mauvaise nouvelle pour Jérémy Ménez.

Il y a des choses qui ne changent pas. L’AC Milan joue toujours en rouge et noir, Pippo Inzaghi est toujours au club et Silvio Berlusconi donne toujours son avis. Quelles que soient les circonstances, qui que soit l’entraîneur, qu’importent les résultats, Berlusconi est là pour commenter. Et sa dernière suggestion (un ordre en réalité), concerne le poste d’attaquant actuellement occupé par Jérémy Ménez et qu’il préférerait voir tenu par Fernando Torres. Le Français a beau donner satisfaction et pouvoir se targuer d’un début de saison honorable, il ne séduit pas l’ancien Premier ministre italien. Pas à cause d’un éventuel manque de qualité, mais du fait de son profil même. Plutôt faux-neuf que vrai buteur, l’ancien Parisien n’est pas un spécialiste de la finition, chose qui ennuie terriblement Berlusconi.

Trois attaquants, dont une vraie pointe

Le président milanais préfère en effet voir son équipe évoluer en 4-3-3 avec, au centre de son trident offensif, une vraie pointe. Pas un Pato, pas un Balotelli, pas un Ménez… Un van Basten, un Weah, un Papin, un Rossi, un Inzaghi… Qui vous voudrez, du moment qu’il enfile les pions. Même Fernando Torres, ex-vedette des surfaces, aujourd’hui à la peine et que Chelsea s’est empressé de prêter à l’AC Milan. 

« Il nous dit ce qu’il veut et nous explique sa vision. Il est content de moi et de l’équipe. Il nous donne souvent plein de conseils qui s’avèrent être justes » explique Inzaghi qui, du temps de sa carrière en crampons, a souvent bénéficié de l’obsession présidentielle pour les purs neuf, pour gratter du temps de jeu. « Je connais les opinions de Berlusconi sur l’attaquant. Il préfère un avant-centre dans la surface, mais nous avons aussi montré que nous pouvions jouer d’une autre façon. Ça s’est bien passé contre la Lazio et Parme, moins bien contre la Fiorentina » justifie l’ancien goleador, qui, malgré les injonctions patronales, n’avait pas titularisé Torres lors du choc de dimanche contre la Viola, décision risquée, puisque le Milan a dû se contenter d’un nul 1-1. Ce mercredi soir, face à Cagliari pour le compte de la 8e journée de Serie, A, les Rossoneri devraient donc voir leur attaque emmenée par Fernando Torres plutôt que Jérémy Ménez. Qui était pourtant parti du PSG pour gagner du temps de jeu. Pas de chance. 

Raphael Cosimano avec Thierry Cros