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Serie A: Naples promet une bataille judiciaire pour son match contre la Juve

Au lendemain de la décision de la justice sportive italienne de confirmer la défaite sur tapis vert de Naples contre la Juventus (3-0), le club dirigé par Aurelio De Laurentiis a annoncé, par le biais de son avocat, le début d’une bataille judiciaire. Le Napoli, qui ne s’était pas déplacé à Turin après la confirmation de deux cas positifs au Covid-19 dans son effectif, souhaite toujours pouvoir reporter la rencontre à une date ultérieure.

La décision de la justice sportive italienne ne passe pas du côté de Naples. Ce mercredi, au lendemain de la confirmation de la défaite sur tapis vert de Naples (3-0) contre la Juventus, l’avocat des Azzurri Mattia Grassani a annoncé à Tuttosport que le club ferait "appel au troisième degré de justice sportive devant le Collegio di Garanzia dello Sport mais aussi, éventuellement, auprès de la justice administrative". Une bataille judiciaire féroce pourrait ainsi se dérouler dans les semaines à venir.

Mardi, la justice sportive italienne avait confirmé la défaite sur tapis vert de Naples face à la Juventus (3-0), alors que l’équipe de Gennaro Gattuso n’avait pas fait le déplacement à Turin le 4 octobre dernier pour ce qui devait être le choc de la troisième journée de Serie A.

L’effectif devait faire le voyage, mais le club avait détecté des cas positifs au Covid-19. Selon le protocole de la Ligue, la rencontre pouvait se dérouler. Mais les autorités sanitaires locales avaient refusé que le club fasse le déplacement jusqu’à Turin. 

"Naples n'abandonnera pas et n'abandonnera jamais"

Le club de Naples et son avocat Mattia Grassani axent depuis leur défense sur ce qu’ils considèrent comme un cas de "force majeure", qui devrait permettre d’obtenir un report de la rencontre en lieu et place de cette défaite sur tapis vert. "Nous sommes déçus car nous pensions avoir mis sur la table, pendant le procès, les papiers et documents nécessaires pour convaincre les juges que Naples ne pouvait pas jouer ce match, et non qu’ils ont refusé de le faire", a ainsi expliqué l’avocat du club napolitain.

Cette décision de la justice sportive italienne vient confirmer celle de la cour d’appel de la Fédération italienne de football (FIGC) qui avait jugé que l’absence de déplacement à Turin relevait d’un "choix volontaire" de la part des Azzurri.

"Naples n’avait pas le choix en ces heures agitées. Nous devions respecter les mesures des autorités sanitaires locales et de la région de Campanie qui ont empêché les déplacements", s’est défendu Aurelio De Laurentiis, le président du club de Naples, sur les ondes de RaiNews24. Malgré la décision de mardi de la justice sportive italienne, le club napolitain ne semble donc pas prêt à lâcher l’affaire. "Naples n’abandonnera pas et n’abandonnera jamais", a ainsi déclaré Mattia Grassani, l’avocat du club.

DM