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Sorlin : « Ici, c’est chaud ! »

Sorlin, lors de l'une de ses dernières apparitions de la saison sous le maillot rennais, contre Twente, en coupe de l'Uefa.

Sorlin, lors de l'une de ses dernières apparitions de la saison sous le maillot rennais, contre Twente, en coupe de l'Uefa. - -

L’ancien rennais a joué dimanche sous ses nouvelles couleurs du Paok Salonique (2e de la Superleague) contre le voisin honni de l’Aris (0-0). Une ambiance de feu qui lui plait et qu’il va retrouver mercredi contre le même adversaire en Coupe de Grèce.

Olivier Sorlin, vous avez découvert dimanche ce qu’était un derby en Grèce…
C’était chaud ! On m’avait prévenu mais là c’était énorme ! Rien que pour arriver au stade c’était difficile, et ensuite pour rentrer aux vestiaires, c’était encore plus dur. Les supporteurs t’envoient des projectiles sur le bus, sur les joueurs. Le match a été sans arrêt interrompu par des jets de pétards et de fumigènes. Mercredi on rejoue l’Aris en Coupe de Grèce, on va être attendu.

L’ambiance du foot en Grèce c’est impressionnant ?
C’est franchement énorme. L’ambiance qui y a dans les stades, c’est quelque chose d’exceptionnel. Quand j’ai fait mon premier match il y a une semaine, le public nous transcendait. Le stade fait 30 000 places, et à chaque fois il est plein.

Tout se passe bien pour vous d’autant que vous avez été à chaque fois titularisé…
Depuis que j’ai commencé, je suis à chaque fois sur la feuille de match. C’était ce que j’étais venu chercher. Ça fait du bien de se sentir important dans une équipe. Ça me manquait à Rennes. Quand tu viens tous les jours à l’entrainement et qu’on t’envoie tous les vendredis où samedi en équipe B. En Grèce, le championnat n’est pas du même calibre qu’en France, mais au moins je joue. On verra bien se qui se passe à la fin de la saison (ndlr : Sorlin a été prêté 6 mois avec option d’achat) mais là je suis heureux.

De ce que vous avez vu quel est le niveau du championnat grec ?
Les matches que j’ai joué, c’étaient des derbies, donc ça se jouait sur le physique, avec beaucoup d’engagement, beaucoup de fautes. Au niveau du championnat, il y a 4 ou 5 équipes qui ont un bon niveau, les autres jouent tous derrière en attendant de jouer es contres.

Le Paok fait une belle saison. Même si l’Olympiakos parait intouchable, vous verra-t-on la saison prochaine en Coupes d’Europe ?
En Grèce c’est compliqué. Seul le premier va en Ligue des Champions. De 2 à 5, les équipes jouent des play-offs avec matches aller et retour, le 1er va au tour préliminaire, le 2e en Uefa, etc… Donc finir 2e ne sert à rien, ce qu’il faut c’est gagner les play-offs.

Mercredi vous jouez contre l’Aris Salonique de Valentin Roberge, un Français (ndlr : passé par l’équipe CFA du PSG, et Guingamp). Il y a une importante communauté française en Grèce…
J’ai déjà joué contre lui dimanche, on a parlé, on a eu le temps avec tous les arrêts de match (rire) ! Il y a pas mal de Français ici, Panthrakikos que j’ai joué la semaine dernière en a deux, Laurent Robert est à Larissa. C’est bien, on se sert les coudes, et puis pour tous c’est la possibilité de rejouer, de retrouver la confiance. C’est pour ça qu’on est footballeur.

La rédaction - Louis Chenaille