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Une Coupe bien « bonita »…

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Deux/trois mots sur la trop sous estimé Coupe des Confédérations…

Ce lundi, c’est le début de Wimbledon. Le plus beau, le plus grand tournoi du monde. La bande des 4 est là, Djoko, Murray, Nadal et Federer. Et s’il y a bien un tournoi dans lequel le roi suisse peut encore espérer un 18e titre en grand chelem, c’est bien celui-là ! Mais si je devais miser, alors je dirais Murray ! Oui ok, c’est pas du foot, ça n’a rien à faire là, ok. Mais j’avais envie. En parlant de miser, récemment, juste avant le début de la Coupe des Confédérations (oui là c’est bien du foot), j’avais dit que je voyais le Mexique briller dans cette compétition. Sur quoi je fondais cet improbable pari ? Sur rien. Une sorte de blague, mais pas totalement. Mon idée était qu’en dehors du Brésil, les autres iraient jouer cette épreuve en claquettes. La dernière fois, les USA avaient brillé, alors pourquoi pas le Mexique ?

Imaginer l’Italie aller jouer à fond après une longue saison, une compétition en bois, constater que l’Espagne ne rigole jamais avec le foot, voir l’Uruguay concerné en période d’éliminatoires pour le Mondial… tout cela était à mes yeux impensable. Au lieu de ça, on aura en 1/2 Brésil/Uruguay et Italie/Espagne ! Affiches de rêve. Et mieux, jusque là, on a vu du vrai foot, des supers joueurs, bref une vraie compétition ! Tous les médias ont mal apprécié cette coupe diffusée sur TMC. Commenté par Gravelaine en prime, il faut bien dire que ça ne fait pas très sérieux. Ça fait penser à un Sochaux/Valenciennes en Coupe de la Ligue. Rien n’est donc au rabais dans cette Coupe des Confed’. L’Espagne impressionne toujours autant. A part l’idée, pas vraiment rationnelle, qu’ils ne peuvent pas gagner éternellement, cette équipe semble injouable, imbattable. Contre le Nigéria, ce fut encore une leçon. En regardant le match, j’ai pensé à tous ceux qui parlent de duels quand ils parlent de foot. L’Espagne n’en dispute pas. Et d’un point de vue physique face aux Nigérians, c’était perdu d’avance. Le nombre de milieux techniques dans le groupe de la Roja, c’est juste dingue. Xavi, Iniesta, Fabregas, Mata, Silva, Cazorla… Même le plus mauvais d’entres eux (pardon il faut dire le moins bon) serait titulaire chez nous ! Et regardez toutes les catégories d’âge, c’est pareil. Les Espoirs, les U20. Comparer nos U20, qui pourtant affichent une vraie détermination, et les U20 Espagnols, fait mal à n’importe quel amateur de foot.

En dessous, l’Italie est également au Brésil pour jouer sérieusement. Ça manque de solutions en attaque selon moi, et ça repose trop sur Balotelli, mais les qualités techniques et tactiques sont importantes dans ce groupe qui respire une vraie énergie positive. Sans Pirlo, ni De Rossi, le milieu souffre néanmoins pas mal, comme contre le Brésil. Ce match pourtant sans grand intérêt sportif fut somptueux. Depuis quand l’Italie joue à fond un match sans intérêt ? J’ai encore du mal à appréhender cette révolution culturelle. Bref, comme à chaque fois, match vraiment excellent entre les deux nations phares du foot mondial (9 titres mondiaux). Le Brésil a gagné tout en laissant l’impression qu’à un an du vrai tournoi, la progression était claire et nette. Derrière, c’est excellent. Thiago Silva et David Luiz, c’est peut-être la meilleure charnière au monde. Devant Fred entouré de Neymar et Hulk, ça pouvait sembler léger, mais peu à peu les doutes s’estompent. Neymar régale pour la première fois à la face du monde et c’est assez jouissif. Le seul bémol réside dans la compo du milieu. C’est évidemment moins fluide que l’Espagne. C’est bien en poste 6, un peu moins bien plus haut. Il faut dire qu’Oscar est épuisé par sa longue saison à près de 80 matches. Mais bon les qualités, on savait que le Brésil en avait à revendre. Ce qu’il manquait, c’est l’équipe, le collectif. Scolari a bien avancé. Son 11 se dessine clairement ainsi que les hiérarchies. A ce titre, remettre Ronaldinho dans ce groupe serait une grosse erreur, qu’il ne devrait pas commettre. Enfin, on a aussi noté un état d’esprit excellent. Le pressing exercé sur le milieu italien samedi, l’implication de tous, la « grinta » (habituellement qualité notable dans les sélections plus au sud du continent) sont aussi à mettre en avant. Allez, même tardivement, il n’est pas trop tard pour se plonger à fond dans cette Coupe des Confédérations. Brésil/Uruguay et Italie/Espagne, il faudrait être fou pour ne pas en profiter…

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Daniel Riolo