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VIDEO. Le Vestiaire: quand Djetou refusa la Juve après les propos racistes d'un dirigeant

Invité de l'émission Le Vestiaire sur SFR Sport 1, Martin Djetou est revenu sur son transfert avorté de Monaco à la Juventus en 1999. Le défenseur français fut échaudé par le manque de considération du club piémontais, mais aussi par une phrase de Roberto Bettega pour justifier son salaire revu à la baisse.

Ecarté de la liste finale des Bleus convoqués par Aimé Jacquet pour la Coupe du monde 1998, Martin Djetou était l'un des meilleurs défenseurs du championnat de France à la fin des années 1990. A l'époque où il portait le maillot de l'AS Monaco, l'international français était même courtisé par le FC Barcelone et la Juventus de Turin. En 1999, il signa même un pré-contrat avec les Bianconeri. Mais l'affaire capota.

"Tu sais, si tu rentres en Afrique chez toi..."

Sur le plateau du Vestiaire, diffusé ce vendredi sur SFR Sport 1, l'ancien joueur revient sur cet épisode. A l'époque, il se rendit à Turin avec son agent Bruno Satin. Mais ils déchantèrent rapidement. "Ce qui avait été dit par rapport au contrat, ce n'était pas ça. A l'époque, c'était 800 000 francs, et là, c'était 715 000. J'ai dit 'Qu'est-ce qu'il se passe, il y a de l'argent en moins là'. Et alors, Bettega (un dirigeant de la Juventus, ndlr) m'a répondu 'Tu sais, si tu rentres en Afrique chez toi (Djetou est né en Côte d'Ivoire, ndlr), tu vas vivre comme un roi car ça va te faire tant de millions'."

Mécontent, Martin Djetou préféra tout stopper pour retourner à Monaco. La Juve, de son côté, prétendit qu'elle n'avait pas engagé le défenseur à cause d'un problème à un genou. Djetou poursuit: "C'est ma grande soeur qui m'a élevé. Ce qui m'avait beaucoup déçu à l'époque, c'est que j'avais demandé un petit appartement pour elle; ils m'ont dit non. J'ai demandé s'ils payaient mon déplacement, ils m'ont dit que Monaco-Turin, ce n'était pas loin et ils m'ont dit non. Une voiture pour ma grande soeur ? Non. Tout ce que je demandais, c'était : non, non, non. Et en plus, je vois que ça baisse (son salaire, ndlr)."

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N.B