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Abalo : « On a réussi quelque chose d’assez improbable »

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Pièce essentielle du sacre européen avec sept buts en finale ce dimanche face au Danemark (41-32), Luc Abalo a remporté sa septième couronne en… sept finales sur la scène internationale avec les Bleus. Un palmarès exceptionnel.

Luc Abalo, ce nouveau sacre européen est votre septième titre en équipe de France. Cette médaille d'or a-t-elle un goût particulier alors que les Bleus n'étaient pas favoris à l'entame de la compétition ?

Ce n’est pas la première médaille d’or mais aucune ne ressemble à l’autre. Aujourd’hui, on a réussi quelque chose d’assez improbable. On était en terre hostile. On n’y croyait pas trop. Le groupe a changé. Depuis le début de la compétition, on entendait que ce serait déjà bien d’arriver jusqu’en demies. Alors on s’est dit que ça allait peut-être le faire mais que, si ce n’était pas le cas, on aura déjà fait un beau parcours. Au final, on met une intensité de malade au début, on mène de quatre, cinq, six buts et on ne les laisse plus revenir.

Même dans un rêve, pouviez-vous imaginer un tel scénario en finale ?

C’est clair qu’on ne s’attendait pas à ce scénario mais c’est la beauté du sport. Paradoxalement, je n’ai jamais été autant stressé dans une finale. Quand on perd ou qu’on gagne d’un but, ce n’est pas le même stress. Là, mener de cinq-six buts, c’est encore plus stressant.

Comment expliquez-vous cette reconstruction aussi rapide de l'équipe de France après la sixième place au Mondial 2013 ?

Ce qui se passe, c’est le fruit de la formation à la française. On hérite du travail de tout le monde, de Daniel Costantini, de Claude Onesta, des joueurs qui ont été à l’étranger et qui en ont ramené des choses. La combativité en France est exceptionnelle et on la retrouve avec des joueurs comme Valentin Porte qui arrivent et font des choses dans cet esprit-là. C’est ce qu’on nous a enseigné depuis toujours qu’on arrive à mettre en place sur la compétition. Les joueurs arrivent mais ils n’ont pas peur, ils y vont à fond et c’est ce qui fait la différence. On a une culture de la gagne qu’on n’abandonne pas et je suis sûr que les générations à venir réaliseront les mêmes prestations. C’est une culture qui restera.

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Propos recueillis par Rodolphe Massé à Herning