RMC Sport

Dans les beaux quartiers parisiens, les jeunes snobent le hand

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Micro et stylo embarqués, RMC Sport a tenu à vérifier la portée de l’exploit des handballeurs auprès des lycéens d’un établissement du XVIe arrondissement. Malheureusement à l’inverse de la bande à Onesta, ces mêmes jeunes sont passés à côté du Mondial 2011.

« Les Experts, quels Experts ? », s’écrie Sylvo à la sortie des classes, sac en bandoulière. Un brin gêné, le jeune lycéen reconnaît, après coup, avoir vaguement entendu parler du quatrième titre de champion du monde obtenu en Suède. On pourrait toutefois penser que le cas de ce jeune lycéen de Saint-Jean de Passy est isolé. Mais à l’évocation d’autres joueurs, rares sont les adolescents à s’enthousiasmer. Alors qu’Elsa évoque, le plus sérieusement du monde, « le grand match de François Gilles (sic) », d’autres prétendent connaître Nikola Karabatic. Quant aux autres joueurs, rien ou presque. Au détour d’une conversation, le nom de l’ancien « Barjot », Jackson Richardson revient également sur le tapis.

De conjectures en conjectures, le débat dérive. Et c’est alors que l’inévitable comparaison entre footballeurs et handballeurs survient : « Les footballeurs ont pris la grosse tête dans leurs clubs, assène avec aplomb Thomas, 17 ans. Le fric a fait qu’ils se sont pris pour des dieux. Ils doivent montrer un état d’esprit français et non pas celui de sportifs arrogants. Ils ont ruiné l’image des footballeurs. » Au lendemain du succès obtenu en Suède, aucun match de hand n’a été improvisé dans la cour de cet établissement scolaire cossu du XVIe arrondissement. On est bien loin de la folie furieuse vécue en 1998 après la victoire de la Coupe du monde de football. Ce n’est pas une surprise, le handball a encore beaucoup de chemin à faire pour se faire une place dans le cœur des adolescents français.