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En quête d’absolu

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Meilleure formation du monde ces dernières années, l’équipe de France de handball veut confirmer ce dimanche (17h) son titre conquis il y a deux ans en Croatie. Il faudra pour cela mettre à la raison des Danois encore invaincus dans la compétition.

Bronzés, Barjots, Costauds, Experts… Va-t-il falloir trouver un nouveau superlatif pour cette équipe de France de handball ? En route pour un quatrième titre mondial après ceux acquis en 1995, 2001 et 2009, la bande à Onesta a l’occasion d’écrire une nouvelle ligne à son incroyable palmarès. Un succès contre le Danemark serait même synonyme de quatrième titre de rang après les Jeux Olympiques (2008), les championnats du monde (2009) et les championnats d’Europe (2010).

« Ça fait des années que nous sommes entrés dans l’Histoire. Dans la légende aussi », lâche Onesta sans langue de bois. Et comme pour affirmer un peu plus la soif de victoire de ses hommes, le technicien rajoute : « Ce n’est pas un événement que d’être en finale des championnats du monde. » Nikola Karabatic est sur la même longueur d’ondes que son coach : « Ce n’est pas une routine. On se bat pour ça chaque jour. On essaye de donner le maximum. Quand on est si longtemps au sommet, les équipes sont encore plus motivées pour nous battre. »

Guigou : « L’ambiance sera hostile »

A commencer par les Danois. Médaillés de bronze des derniers championnats d’Europe, vice-champions du monde en 1967… en Suède, ils auront notamment l’avantage de jouer devant un public conquis. Peut-être même encore plus chaud que celui qui a soutenu les locaux. « Le public suédois était ‘gentil’, reprend Michael Guigou. Je pense que l’ambiance sera plus hostile. Le Danemark est plus expérimenté, beaucoup plus difficile à jouer. »

Avec l’Espagne, la Croatie, la Pologne et la Serbie à son tableau de chasse, le Danemark n’a rien d’une victime expiatoire. « Formation très précise », « qualité technique exceptionnelle », « précision d’horlogerie », Claude Onesta ne tarit pas d’éloges au moment de décrire cette formation scandinave, battue 27-22 lors de la dernière confrontation entre les deux pays lors des demi-finales du championnat du monde 2009. Tout comme son prédécesseur. « Depuis le début de la compétition, les performances des Danois sont presque plus respectables que les nôtres, confie Daniel Costantini. C’est une équipe en pleine confiance, en pleine maturité et qui possède beaucoup d’atouts pour nous faire déjouer. Alors attention, danger ! »

Pierrick Taisne avec Rodolphe Massé à Malmö