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Euro 2014 : que valent ces Experts ?

Nikola Karabatic

Nikola Karabatic - -

Archi-dominatrice entre 2006 à 2012, privée de cadres cet hiver, l'équipe de France se reconstruit. Capables du meilleur comme du pire, les Bleus font figure d’outsiders lors de l’Euro danois, qu’ils débutent lundi contre la Russie (20h15).

« On sait qu’on n’est plus favoris. » La phrase est signée Nikola Karabatic, qui a pourtant quasiment tout gagné avec l’équipe de France depuis 2006. Mais la suprématie des « Experts » est aujourd’hui largement remise en question, alors qu’ils entament l’Euro contre la Russie, ce lundi (20h15) à Aarhus. Didier Dinart et Guillaume Gille à la retraite, Xavier Barachet et Bertrand Gille blessés, Jérôme Fernandez et Thierry Omeyer en manque de rythme… Le groupe emmené au Danemark par Claude Onesta compte ainsi six joueurs n’ayant jamais pris part à une compétition internationale (Gérard, Dumoulin, Grébille, Mahé, L. Karabatic et Anic). De quoi faire planer le doute sur le véritable niveau de l’équipe de France, 6e du Mondial en 2013.

« On n’aura pas les résultats qu’on a eus de 2006 à 2012 (deux titres européens, mondiaux et olympiques), reconnaît Jérôme Fernandez, victime d’une fracture de la main en novembre. C’est sûr qu’on ne marquera pas de notre empreinte le sport français comme on l’a fait ces dernières années. Mais si on arrive dans le dernier carré de ce championnat d’Europe, ce sera déjà un bon résultat. » Car les Bleus sont aujourd’hui dans une période de transition avec le capitaine Daniel Narcisse, Nikola Karabatic ou encore Cédric Sorhaindo dans le rôle des nouveaux patrons. « On est entré dans une nouvelle période et il faut en profiter pour faire en sorte que l’équipe de France redevienne compétitive et favorite pour les JO de Rio (2016) et les championnats du monde en France (2017) », poursuit Fernandez.

Onesta : « On peut battre n'importe qui mais... »

D’ici là, cette équipe parviendra-t-elle à se transcender pour jouer les trouble-fête au Danemark ? Les nouveaux venus seront-ils se montrer réguliers et prendre leurs responsabilités ? Autant de questions qui restent pour l’heure en suspens. Même le patron des Bleus, Claude Onesta, avoue qu’il part un peu dans l’inconnu : « On a une équipe potentiellement capable de battre n’importe qui, mais qui est aussi fragile au point de pouvoir perdre, peut-être pas contre n’importe qui, mais en tout cas pas uniquement contre les meilleurs. On va déjà franchir le premier tour et après, on verra ce qu’il va se passer. » Les Experts de 2014 ont un lourd héritage à porter.

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PF avec RM