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Euro : Les Bleus filent en demie

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La France a battu une Biélorussie déjà éliminée (39-30), ce mardi à Aarhus (Danemark), pour le deuxième match du tour principal. Un cinquième succès en cinq matches qui ouvre la porte des demi-finales à des Bleus retrouvés.

On les avait un peu vite enterrés l’an dernier, à la sortie de leur sixième place au Mondial 2013, brûlés sur l’autel de la critique des vainqueurs insatiables qui ne gagnent plus. On ne devinait pas trop quel pouvait être leur objectif réel à l’heure de débuter cet Euro 2014 au Danemark. On en sait maintenant un peu plus : les Experts ne sont pas morts. Loin de là. Modifiés, rajeunis, vivifiés, oui. Mais pour le faire-part de décès, il faudra repasser (le plus tard possible). En disposant sans trembler de la Biélorussie (39-30) ce mardi à Aarhus, au Danemark, pour le deuxième match du tour principal, les Bleus ont signé leur cinquième succès en autant de rencontres dans la compétition européenne. Conséquence directe de cette victoire et des autres résultats du jour (notamment la défaite de la Suède contre la Pologne 35-25), la qualification pour les demi-finales est désormais dans la poche. Tout comme la certitude de terminer en tête du groupe avant le dernier match, ce mercredi face aux Suédois (18h), qui se retrouve sans enjeu et va permettre aux Français de faire tourner. Les Bleus sont également assurés d'éviter une demie face au favori danois. Ils devraient plutôt retrouver l'Espagne, championne du monde, si cette dernière parvient comme prévu à disposer de la Macédoine ce mercredi.

Mais les leçons à retenir ne sont pas seulement arithmétiques. Elles racontent un groupe retrouvé, cohérent, où chacun peut briller. Elles évoquent un statut de favori de retour, un titre de nouveau à portée de mains. Elles n’oublient le turn-over exercé par un Claude Onesta qui en a profité pour faire tourner des cadres dont la fraîcheur pouvait être en doute avec le peu de rotations. Bref, hors quelques errements défensifs, que du positif. Mais ces rares éléments négatifs, qui ont permis aux Biélorusses de recoller à plusieurs reprises, restent en travers de la gorge de certains qui ont dû retourner au turbin de manière inattendue. « Aujourd’hui, j’ai encore joué 40 minutes, alors qu’on doit utiliser ces matches pour faire vraiment tourner, juge Nikola Karabatic. On manque de sérieux, les rotations n’apportent pas vraiment ce qu’elles doivent apporter, on se retrouve avec la Biélorussie qui revient et on doit remettre ceux qui ont beaucoup joué pour refaire la différence et pouvoir tourner encore. Ce sont des choses qui ne doivent pas arriver. On est content mais même quand on gagne de neuf buts, tous n’est pas rose. » Et Onesta de confirmer : « Certains sont rentrés et n’ont pas amené ce qu’on pouvait espérer. Mais il ne faut pas non plus vouloir faire le match parfait à chaque fois. Neuf buts d’écart, ça suffit à notre bonheur. »

Sorhaindo en feu

Face à une Biélorussie déjà éliminée, les Bleus auraient pu se faire surprendre en tombant dans une certaine forme de relâchement. Il n’en a rien été. La preuve dès le début des hostilités avec un 4-0 (5e) initial qui donnait le ton. Pas de doute : la France était bien là pour gagner et continuer à accumuler la confiance et les certitudes de jeu qui ont refait d’elle un prétendant au sacre européen. Une belle entame derrière un Cédric Sorhaindo de feu (9-3, 11e). Les Biélorusses s’accrochaient pour rester au contact mais « Titi » Omeyer régalait dans ses buts. Dans le champ, Samuel Honrubia se déchaînait en enquillait les buts (six en première période). Mais les craintes de relâchement finissaient par se matérialiser en défense et la Biélorussie de Brouka (cinq buts dans le premier acte) gardait espoir en rentrant aux vestiaires à 20-16.

En seconde période, le même schéma se reproduisait dans les grandes lignes. Les Bleus creusaient l’écart sur leurs temps forts. La défense balbutiait par moments, laissant la Biélorussie se rapprocher à quelques encablures. Mais Omeyer puis Cyril Dumoulin rassuraient les troupes. Onesta pouvait faire tourner, offrant du temps de jeu précieux et utile aux joueurs les moins utilisés. Et Honrubia concluait son match du tonnerre de trois nouveaux buts. De quoi redonner dix longueurs d’avance à des Français (qui en compteront finalement neuf au coup de sifflet final (39-30). Avec une qualification pour les demi-finales quasi dans la poche. « Ceux qui étaient sur le terrain ont vraiment fait le travail, analyse Honrubia. On a pu faire tourner et on a vraiment été concentré du début à la fin même si tout n’était pas parfait. C’est une belle victoire pour nous et c’est ce qu’il faut qu’on retienne. »

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A.H. et R. M. à Aarhus (Danemark)