RMC Sport

Fernandez : "On risque de rentrer très tôt en France"

-

- - AFP

L’équipe de France de handball, dont RMC est la radio officielle, a connu des difficultés pour battre l’Algérie ce jeudi au Mondial (32-26). Une victoire poussive qui ne rassure pas Jérôme Fernandez, l’arrière des Bleus, pour la suite de la compétition.

Jérome Fernandez, vous avez assumé vos responsabilités lors de ce match face à l’Algérie en prenant des tirs dans des moments décisifs…

Oui, en même temps, je suis là pour amener ça aussi. Vu que j’avais peu joué depuis le début de la compétition, j’avais envie de bien faire. J’avais du jus et je crois que ça s’est vu. Le plus important, c’est qu’on ait gagné ce match, même si on a souffert en deuxième mi-temps. Et que les cadres, qui ont assuré les résultats sur les trois premiers matchs, aient pu se reposer aujourd’hui.

Vous avez tout de même souffert face à cette équipe d’Algérie. La physionomie du match vous inquiète-t-elle pour la suite du tournoi ?

J’étais déjà un peu inquiet avant ce match. Cette rencontre ne m’a pas forcément rassuré. J’espère qu’on sera capable de hisser notre niveau de jeu samedi contre la Suède. Parce que sinon, on risque de subir une première défaite dans ce tournoi et de préparer au plus mal notre 8e de finale, qui va de toute façon être très compliqué, quel que soit l’adversaire.

Vous êtes vraiment anxieux par rapport aux prochaines rencontres ?

Oui, parce que l’année dernière à l’Euro, on avait trouvé le bon équilibre dès le premier match contre la Russie. Aujourd’hui, j’ai l’impression que cet équilibre n’est pas encore trouvé, au niveau des rotations et des rôles que tout le monde doit jouer. C’est ce qui m’inquiète. On a encore un match pour se régler. Mais j’espère qu’on va se régler vite. Parce que ça va être très compliqué samedi contre la Suède. Et surtout lundi, on aura un match qui sera de toute façon décisif. Si on n’est pas capable de trouver cet équilibre avant lundi, on risque de rentrer très tôt en France.

L’équipe de France doit redoubler d’efforts malgré son statut de favorite…

C’est sûr. Ce n’est pas parce qu’on porte le maillot bleu qu’on va forcément gagner la compétition à la fin. On l’a vu il y a deux ans en Espagne (élimination en quarts de finale du Mondial contre la Croatie, ndlr). L’année dernière (victoire à l’Euro), on a montré un niveau exceptionnel qui ne reflète pas forcément le niveau moyen de l’équipe. Mais pour l’instant, on n’a pas retrouvé ce niveau-là. Il va falloir mettre les bouchées doubles. Parce qu’on n’a plus que 48 heures.

La rédaction avec Antoine Arlot, envoyé spécial au Qatar