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France-Croatie, des retrouvailles au sommet

Karabatic - Narcisse

Karabatic - Narcisse - -

Dans leur quête d’un nouveau titre olympique, les Experts vont devoir en découdre avec la Croatie, ce vendredi en demi-finale (21h30). Un adversaire qui ne cesse de croiser leur route et qui avait brisé leur invincibilité en janvier dernier.

A force, ils vont finir par prendre un abonnement. Demi-finales à Pékin, il y a quatre ans. Finale du Championnat du monde 2009, à Zagreb. Finale, encore, de l’Euro autrichien l’année suivante. Français et Croates ont donc l’habitude de croiser le fer ces dernières années. « C’est un grand classique, confie Daniel Costantini, ancien sélectionneur tricolore et consultant de la Dream Team RMC Sport, qui illustre à chaque fois les performances ou les déceptions de notre équipe. On a été champions du monde contre eux en 1995. Ils nous avaient battus en demi-finale aux JO d’Atlanta. Il y a des traces. » Heureuses, comme celles laissées après le succès en finale des Bleus au Mondial 2009… chez les Croates. « Peut-être l’un des plus beaux matches de tous les temps de l’équipe de France », estime même Costantini.

Ou d’autres, très amères, à l’image de cette sortie de route il y a six mois à l’Euro 2012, en Serbie. Quand les Experts sont passés à Novi Sad de quatre ans d’invincibilité, où ils ont trusté tous les titres, au doute le plus profond. « Malgré cela, les Croates ont plus peur de nous que l’inverse, tempère Costantini. Ils restent quand même sur quelques récentes cruelles désillusions. Ils sentent bien que s’ils doivent refaire quelque chose aux JO, c’est cette fois. Il y a des joueurs qui étaient champions olympiques en 2004. Ça commence à dater. »

« L’habitude de les battre »

N’empêche que les Bleus n’auront pas le rôle de favori ce vendredi soir (21h30). Contrairement à eux, les Croates ont connu un tour préliminaire sans accroc (cinq matches, cinq victoires). « Mais regarder toutes les équipes qui ont récité leur jeu depuis le début, note Claude Onesta. Le premier match où elles sont en difficulté, elles ne survivent pas. C’est un peu ce qu’ont vécu nos petites sœurs, ce qu’a vécu l’Islande jeudi matin (défaite contre la Hongrie 34-33 après prolongation, ndlr). On va voir si elle le récite aussi bien contre nous, si on a la capacité à la faire douter, à trouver les grains de sel qui vont venir enrayer cette belle mécanique. »

Comme argument, les Experts pourront compter sur cette position d’outsider, qu’ils affectionnent tout particulièrement même si elle se fait plutôt rare ces dernières années. « On a l’habitude de les retrouver et de les battre, appuie encore Costantini. Quand on les joue, les joueurs retrouvent parfois de la rigueur et une certaine inspiration tactique. C’est un adversaire qui va nous obliger à se sortir les tripes. » Et à libérer du banc William Accambray car vu son récital de mercredi contre les Espagnols, les Experts auraient tort de s’en passer.

A.D avec Rodolphe Massé