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J. Fernandez : « Sélectionneur, ça m’attire beaucoup »

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Le capitaine des Bleus est ambitieux mais vigilant avant l’entrée en lice de l’équipe de France contre l’Espagne, lundi, lors de l’Euro 2012 en Serbie. A 34 ans, il confie aussi être très intéressé par l’éventuelle succession de Claude Onesta après les Jeux Olympiques.

Jérôme, votre sélectionneur Claude Onesta s’est dit agacé par les quatre étoiles sur votre maillot. Il les juge trop grosses…

Je comprends ce qu’il veut dire mais on est bien obligé d’afficher notre palmarès (quatre titres de champion du monde, ndlr). C’est sympa de montrer que le handball est un sport qui gagne...

Vos adversaires sont-ils énervés par vos performances ?

Ils ont très envie de nous voir tomber au moins une fois. Lundi, contre l’Espagne, ce sera très compliqué. On a fait de belles choses lors des deux matches amicaux (deux victoires contre la Norvège, ndlr) mais tout n’a pas été parfait. On n’a pas été bon durant toute la durée des matches. Si on est à ce niveau-là lundi, on risque de perdre.

Les Bleus semblent invincibles. Est-il possible que l’équipe de France ne passe pas le premier tour ?

Je ne pense pas mais nous ne sommes pas invincibles. On l’a vu au mois de novembre (défaite 30-28 contre la Slovaquie, ndlr). Si on perd contre l’Espagne, la route des demi-finales sera compliquée.

« Toutes les équipes travaillent pour nous battre »

En cas de défaite, l’équipe de France ne doit-elle pas craindre un contrecoup ?

Je ne pense pas. On va à l’Euro pour le gagner. Mais l’objectif majeur reste les Jeux Olympiques. Il ne faut pas se le cacher. Quoiqu’il arrive à l’Euro, rien ne sera remis en question dans notre préparation pour les JO. Le résultat m’importe moins que la manière. En revanche, on est toujours en alerte. Toutes les équipes travaillent pour nous battre. Elles ont envie de réussir leur compétition en nous battant. La génération des anciens, avant de gagner des titres, a joué à 9-10 heures du matin pour des places d’honneur. Ça nous a forgé un caractère. On a déjà perdu par le passé, et cela ne nous a pas empêché d’avancer. On est prêt à aller au combat.

L’avenir de Claude Onesta à la tête des Bleus est incertain après les JO. Seriez-vous intéressé par le poste de sélectionneur ?

Avec grand plaisir ! Diriger la sélection de hand, c’est fabuleux. Pour le vivre au quotidien comme joueur, je peux dire que ça me donne très envie. Ça m’attire beaucoup. On improvise fréquemment. Il faut avoir une grande connaissance du milieu. Mais je ne sais pas si j’en ai les compétences.