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JO 2016, hand : le discours de Krumbholz, la folie, la fierté… comment les Bleues ont réussi leur remontada

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L’équipe de France féminine de handball s’est qualifiée pour les demi-finales des Jeux olympiques de Rio ce mardi au terme d’un match complétement fou face à l’Espagne (27-26 ap). Menées de 7 buts à la pause, elles ont su revenir et l’emporter sur le fil. Un moment incroyable qu’elles racontent avec fierté et émotion. En rendant hommage à leur coach, Olivier Krumbholz, auteur d’un discours décisif à la mi-temps.

Elles sont revenues de nulle part. Pour s’offrir l’une des plus belles victoires de l’histoire du hand français. Menées de 7 buts à la pause, les Bleues ont réussi à s’imposer in-extremis face à l’Espagne, ce mardi, en quarts de finale des Jeux olympiques de Rio (27-26 ap). « Je n’ai pas de mots. C’est incroyable ce qu’on a fait, savoure l’ailière Siraba Dembélé sur RMC. C’est le fruit d’un long travail. Je suis vraiment fière. » Pour renverser un match qui semblait perdu, les joueuses d’Olivier Krumbholz ont dû puiser dans leurs ressources mentales. Elles disposent d’ailleurs d’un coach psychologique (Richard Ouvrard), qui est présent à Rio avec le groupe. Et ne pas lâcher prise à la pause, malgré un scénario catastrophe.

« A la mi-temps, on pense que c’est peut-être malheureusement perdu, reconnait le sélectionneur des Bleues. On est conscient que si on n’arrive pas à trouver des solutions pour inverser le rapport de force, on ne va pas s’en sortir. Mais l’équipe est très stable. Il y avait une envie extraordinaire. Elles ont su se montrer patientes, parce qu’on n’est pas revenu si vite que ça. Les cadres, qui n’avaient pas bien joué en première période, se sont très bien repris. Ça a été la folie ! »

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Niombla : « Krumbholz nous a parlé de la finale de 2003 »

Une folie que Krumbholz a impulsée à travers un discours plein d’espoir dans le vestiaire. En s’appuyant sur ses années passées à la tête de l’équipe de France. Et notamment la finale du Mondial 2003, remportée en prolongation face à la Hongrie (32-29). « Il nous a dit : "En 2003, on rattrape 7 buts en 7 minutes, et vous croyez qu'on ne va pas réussir à le faire en 30 minutes ?" », témoigne l’ailière Manon Houette. 

Un speech mobilisateur qui a donné des ailes aux partenaires de Gnonsiane Niombla. « Olivier nous a reparlé de la finale de 2003 et nous a dit que c’était possible, raconte l’arrière auteur du penalty de l’égalisation. Il nous a dit que l'on mettrait du doute dans les têtes des Espagnoles si on revenait à trois ou quatre buts. On les sentait fatiguées en deuxième mi-temps. On a monté les ballons, ce que nous n'avions pas su faire avant. Et on s'est redonné des chances de gagner le match. » Un match qu’il faudra vite digérer pour se plonger dans la demi-finale face aux Pays-Bas dans la nuit de jeudi à vendredi.

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AJ avec AA