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L'Islande sur la route des Bleus

L'Islandais Jakobsson tente de stopper le demi-centre français Nikola Karabatic, lors de la finale olympique remportée par les Français (28-23).

L'Islandais Jakobsson tente de stopper le demi-centre français Nikola Karabatic, lors de la finale olympique remportée par les Français (28-23). - -

La France affronte l'Islande samedi à Vienne (14h) en demi-finale de l'Euro, un adversaire qu'elle avait battu en 2008, en finale du tournoi olympique.

Pays le plus septentrional d’Europe, Groenland excepté, l’Islande est étroitement liée aux plus belles pages du handball français. En 1992, les Bronzés avaient décroché leur première récompense internationale aux JO de Barcelone face aux Nordiques. Trois ans plus tard, Reykjavik hébergeait le premier sacre mondial des « Barjots ». C’est enfin face aux Islandais que les « Experts » avaient décroché le graal olympique en août 2008. Le prochain acte est programmé samedi après-midi (14h) en demi-finale de l’Euro autrichien.

Depuis le sacre de Pékin, Français et Islandais ont eu l’occasion de recroiser le fer. Juste avant le rendez-vous continental, les Bleus l’avaient emporté de dix buts en finale du tournoi de Bercy (35-25). « Mais ils n’avaient pas joué au complet contre nous, prévient le capitaine Jérôme Fernandez. On va retrouver une toute autre équipe samedi. » Celle qui s’est notamment distinguée en s’offrant le scalp du champion en titre danois et en arrachant un nul probant contre la Croatie. Emmené par le vieux guerrier Olafur Stefansson (36 ans), le pays qui compte moins d’habitants (320 000) que la France ne compte de handballeurs licenciés (370 000), possède des arguments à faire valoir.

« On est condamné à faire un gros match », anticipe Thierry Omeyer, qui fait honneur à son titre de meilleur joueur du monde 2009 depuis le début du tournoi. Au diapason de son gardien, la défense tricolore a ressorti les barbelés pour devenir la moins perméable du tournoi. L’attaque toussote encore par instants mais les bras de Narcisse, Guigou ou Abalo se font de plus en plus précis. La montée en puissance saute aux yeux avant cette septième demi-finale d’affilée en grande compétition. « On n’en n’a pas raté une depuis 2005. Et les trois qu’on a gagnées se sont soldées par un titre », rappelle Fernandez. En quête d’un triplé inédit, l’équipe de France a le vent de l’histoire dans le dos. Avec l’Islande dans son rôle habituel de girouette ?

La rédaction - Sylvain Coullon (avec Rodolphe Massé à Vienne)