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L’objectif JO dans toutes les têtes

Camille Ayglon

Camille Ayglon - -

La médaille d’argent à peine digérée que déjà, l’équipe de France se projetait sur le Tournoi de Qualification Olympique (TQO). Si les vice-championnes du monde veulent être du voyage londonien, elles ne devront pas manquer ce rendez-vous décisif du mois de mai.

La cruelle défaite de l’équipe de France contre la Norvège (32-24) n’a pas simplement mis fin aux espoirs de deuxième titre mondial pour l’équipe de France. Les Bleues ont raté dimanche une belle occasion de se qualifier directement pour les Jeux Olympiques de Londres (27 juillet au 12 août) sans passer par la case Tournoi de Qualification Olympique. Comme le stipule le règlement de la Fédération internationale (IHF), si le champion du monde est également champion de son continent, le deuxième billet est offert au vice-champion… continental.

Alors forcément, dans le camp français, la pilule avait du mal à passer. « C’est un scandale ! Avant, les cinq premiers du Mondial étaient qualifiés, s’offusque le sélectionneur des filles Olivier Krumbholz. Il n’y avait pas de TQO, et c’était très bien. La décision de l’IHF, n’a aucun sens. On s’est battu pour qu’il n’y ait pas de TQO, car il y a déjà trop de matches. C’est du business et c’est totalement lamentable que ni les entraîneurs, ni les joueuses n’aient été entendus ou respectés. »

Roumanie, Monténégro et Japon au programme

Petite consolation, c’est en France, sans doute à Lyon, que se déroulera la compétition (25 au 27 mai). Les deux premières d’un tournoi disputé à quatre seront qualifiées. Après la Corée du Sud, la Côte d’Ivoire et le Congo il y a quatre ans, ce sont la Roumanie, le Monténégro et le Japon qui devraient se dresser sur la routes des Bleues à en croire Philippe Bana. Un programme autrement plus relevé. « Cette équipe sera aux JO si elle a l'intelligence de gagner le TQO. Une fois de plus, on va vivre de grandes émotions. L’affaire n’est pas terminée », lançait le DTN dès la fin du match.

Du côté des joueuses, on ne veut pas gâcher cette belle campagne mondiale en ratant la qualification olympique. Pas étonnant, donc, que de nombreuses joueuses attendaient un peu avant de pleinement profiter de la médaille d’argent. « On ne savourera cette récompense que quand on sera à Londres parce qu’il y a encore du chemin », glissait ainsi Camille Ayglon en montrant sa médaille aux caméras présentes à Sao Paulo. Quant à Amandine Laynaud, elle se projetait sans tarder vers l’objectif ultime : « Maintenant, j’ai hâte de faire les qualifications pour les JO, d’y aller et de gagner la médaille d’or. » 

P.Ta. avec R.M. à Sao Paulo