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La marche Barça (un peu) trop haute pour le PSG

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Malgré un bon début de match, Paris n’a pas su relever le défi du Barça ce dimanche en Ligue des champions (29-33). Solides en défense, capables d’accélérer quand il faut, les Catalans ont encore de l’avance. Mais le PSG se rapproche.

Ils voulaient savoir. Eh bien désormais, ils savent. Avec un constat : la marche se rapproche mais reste, pour l’instant, un poil trop haute. Champion de France en titre, nouveau riche du handball hexagonal et européen, leader invaincu (cinq victoires, un nul) sur ses terres domestiques malgré une inconstance souvent observée en ce début de saison, le PSG ne cache pas ses ambitions de rejoindre au plus vite le rang des meilleurs clubs continentaux. Des favoris au sacre en Ligue des champions.

Croiser la route du FC Barcelone ce dimanche après-midi à la Halle Carpentier, pour le compte de la quatrième journée de C1, promettait donc le cadre idéal pour tenter de signer une victoire référence sur l’un des cadors de la compétition, « certainement la meilleure équipe d’Europe » dixit l’entraîneur parisien Philippe Gardent. Résultat ? Une défaite. Courte (29-33), certes, mais pas illogique. Un deuxième revers en C1 qui ne va pas faciliter l’objectif de la qualification en huitièmes de finale même si la composition de ce groupe C devrait permettre à Paris de s’en sortir.

Carton rouge pour Javok Gojun

Le PSG a pourtant tout fait pour y croire face au Barça. Un superbe début de match, derrière un Patrice Annonay impérial dans ses cages, lançait les coéquipiers d’un Daniel Narcisse très solide vers une avance de quatre buts (5-1, 8e). Un matelas sur lequel les Parisiens vont s’appuyer pour conclure une belle première période sur un score de parité (17-17) grâce à un dernier contre supersonique signé Luc Abalo. Entretemps, portés par un Nikola Karabatic toujours si efficace, les Catalans avaient retrouvé jeu et allant, preuve de leur capacité – qui fait souvent les grandes équipes – à faire le dos rond dans la tempête sans perdre confiance en leurs moyens. Après avoir pris l’avantage pour la première fois à la 23e (12-11), le Barça voyait Paris repasser devant (15-14, 26e). Ce sera la dernière fois.

Un coup d’accélérateur final avant le retour aux vestiaires, un autre coup de booster à l’entame de la seconde période, le tout basé sur une défense qui haussait son niveau et un gardien (Saric) royal, et Barcelone prenait trois (22-19, 39e) puis six buts (28-22, 46e) d’avance, plus gros écart du match. Le reste ne sera que gestion catalane, le carton rouge (40e) pour Javok Gojun, trois fois exclu pour deux minutes, n’aidant pas les affaires du club de la capitale. « En seconde période, on ne s’est pas affolé, on s’est appliqué, analyse Karabatic. On a fait une très grosse défense, joué intelligemment et su marquer les buts. L'important a été notre défense. On a réussi à les faire douter, à leur donner des situations de tir très difficiles. Nous, avec l’expérience, on ne rate pas et on creuse l’écart petit à petit. »

« Ça a été une première période tendue. On se l’est rendue difficile en ratant cinq-six tirs ouverts à six mètres, en faisant briller Patrice Annonay. Derrière ils ont pris l’avantage, on ne s’est pas affolé et on a pu revenir. En seconde période, on ne s’est pas affolé, on s’est appliqué. On a joué notre jeu, on a fait une très grosse défense et derrière on a joué intelligemment, on a su marquer les buts et creuser l’écart petit à petit. Ce qui a été important, ça a été notre défense. On a réussi à les faire douter, à leur donner des situations de tir très difficiles. Ils en mettent quelques-uns mais ils en ratent beaucoup aussi. Nous, avec l’expérience, on ne rate pas et on fait l’écart petit à petit. Ça donne une victoire pour nous, on est content. »

« Le PSG ? Je suis joueur de hand, pas analyste ou journaliste. C’est votre boulot, c’est à vous de juger. Mon rôle est d’être à fond sur le terrain et de faire en sorte de les battre. Le PSG a beaucoup d’ambitions, un gros budget et a réalisé un beau recrutement. Il leur manque les affinités, le jeu collectif, la défense, un petit peu dans tous les secteurs. Mais Paris a une très belle équipe et je leur souhaite une super saison. Je ne me fais pas de souci pour eux. »

Comme souvent en sport, la vérité du résultat a frappé. Profondeur de rotation, expérience des grands rendez-vous, intensité défensive : le Barça a encore quelques longueurs d’avance sur le PSG. Qui compte bien les rattraper au plus vite. « Le vécu de cette équipe en Ligue des champions et le lien qu’ils ont en défense nous font défaut, juge Annonay. Ils ont aussi de l’expérience en attaque et c’est ce qu’il nous manque. Nous ne sommes pas loin et il y a des points positifs à retenir, la belle image et le bel état d’esprit que nous avons montrés. Ça va venir. » Et Karabatic d'appuyer l'idée d'un avenir parisien radieux : « Le PSG a beaucoup d’ambitions. Il leur manque les affinités, le jeu collectif, la défense, un petit peu dans tous les secteurs. Mais Paris a une très belle équipe et je leur souhaite une super saison. Je ne me fais pas de souci pour eux. »

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A.H. avec R.M.