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Les Bleues connaissent la musique

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Finaliste surprise, l’équipe de France tentera dimanche de remporter son deuxième sacre mondial face aux doubles tenantes du titre russes (12h00). Un défi colossal mais que les filles d’Olivier Krumbholz ont déjà réalisé durant la compétition.

Les Bleues vont s’attaquer dimanche au deuxième versant de la montagne russe. La peur du vertige en moins. Condamnées à l’emporter contre les doubles championnes du monde en titre il y a une semaine, pour croire encore au dernier carré, l’équipe de France avait créé l’indispensable exploit (24-23). Celui qui n’en finit plus de se prolonger et qu’il faudra rééditer dimanche pour conquérir un deuxième titre planétaire, après 2003. « Quoi qu’il arrive, on ne sera pas déçues », jure l’arrière Marion Limal. « Accéder à la finale, c’est déjà extraordinaire, confirme son entraîneur Olivier Krumbholz. La France sera première ou deuxième, c’est un résultat inespéré. Il faut féliciter ces filles parce qu’elles sortent de l’enfer. »

Au gré de leurs sept victoires consécutives, ces Françaises transfigurées et libérées feraient presque oublier qu’elles ont frôlé le précipice dès le premier tour. « Depuis nos deux défaites d’entrée (contre le Brésil et le Danemark, ndlr), on est toujours survivants, explique Krumbholz. Mais il faut arrêter de penser que ces filles ont un destin et qu’elles seront championnes du monde parce qu’elles viennent de gagner sept matchs de suite. Le niveau va être plus élevé en finale. Et je ne crois pas du tout aux avantages psychologiques, bien au contraire. Les Russes sont prévenues qu’on est capable de les battre et elles mettront trois fois plus d’énergie. »

L’effet de surprise s’est effectivement émoussé depuis un petit moment. Mais ses assaillants ont toujours autant de mal à percer les secrets du coffre-fort tricolore. Si les artilleuses Mariama Signaté, Camille Ayglon et Marion Limal confirment leur montée en puissance, tous les espoirs sont permis. D’autant que l’état physique des troupes est au beau fixe. « On est l'équipe qui finit le mieux le Mondial physiquement et il faut que ça se voit », prévient Krumbholz. « Et puis l’objectif est atteint 1000 fois, affirme Raphaëlle Tervel, ultime rescapée du titre de 2003. Mais on n’a pas l’intention de s’arrêter là, comptez sur nous ! Ce groupe est vraiment magique. » Puisse-t-il avoir gardé quelques tours dans sa manche pour sa dernière représentation.

S.C. avec B.P. (RMC Sport)