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Les Bleus font le plein de confiance

Nikola Karabatic

Nikola Karabatic - -

Sur courant alternatif deux jours plus tôt, c’est une équipe de France diesel qui s’est imposée ce jeudi soir, contre la Norvège (28-24). De bon augure avant son entrée en lice dans l’Euro serbe, lundi prochain contre l’Espagne.

L’avant-match fut sublime. Un Bercy dans le noir et un spectacle pyrotechnique digne d’un générique de match NBA. Puis le nuage de fumée et l’arrivée des Experts sur le parquet du Palais Omnisports. L’effet est garanti. Dommage que les Bleus soient restés un petit plus longtemps que prévu la tête dans leur nuage. « Les vingt premières minutes ne sont pas bonnes, reconnaissait Claude Onesta en fin de match. Vendredi dernier, on ne s’est pas entraîné de manière dynamique. On a perdu le rythme qu’on avait à Cap-Breton. Il faudra veiller à ne pas reproduire ce début de match contre l’Espagne. »

Incapables de jouer à l’endroit, maladroits aussi bien dans leurs tirs que dans leurs transmissions, les Experts encaissent un cinglant 6-0, passent pratiquement dix bonnes minutes sans marquer et cravachent pour ne pas rejoindre les vestiaires avec quatre buts dans la musette (13-13). La machine ne demande qu’à repartir. Sans surprise, ce sont les leaders qui s’en chargent. Tenus en échec les Bleus à la pause ? Au retour des Tricolores sur le parquet surchauffé de Bercy, c’est Luc Abalo, d’une extraordinaire roucoulette, que beaucoup auraient vu sortante, qui remet les siens en selle. Dès lors, les Bleus emmenés par Abalo donc, mais aussi par un Nikola Karabatic (cinq buts) et un Jérôme Fernandez de gala (4 buts), sans oublier la vigilance de Thierry Omeyer (18 arrêts), prennent les commandes du match. Et ne les lâcheront plus, signant un 32 succès consécutif en… 32 matches à Bercy. Et ce, malgré la drôle de fin de match de Xavier Barachet, enrubanné après un choc à l’arcade sourcilière. Pas de casse pour le joueur de Chambéry, de même que pour Cédric Sorhaindo, victime d’une contracture à la cuisse, sans gravité apparente pour sa participation à l’Euro.

« Plus le moment de faire des essais »

Une bonne nouvelle à l’heure où Onesta a décidé de resserrer son groupe, comme l’a prouvé les non-entrées notamment de Kevynn Nyokas et de Sébastien Bosquet. « Je ne suis pas là pour faire plaisir à tout le monde, lâche le sélectionneur des Bleus. Je le répète : on ne s’entraîne pas bien. Le match dans lequel on pouvait véritablement mettre l’équipe en situation, c’était celui-là. Il y a des moments où on peut faire des essais et des moments où ce n’est plus le moment. » Le message est clair et donne déjà le ton, de même que les contours de la liste des 16 élus que révèlera Onesta ce vendredi. Autoritaires en fin de match, les Experts sont déjà dans le vif du sujet. Samedi, ils décolleront, direction la Serbie, la ville de Novi Sad et la salle du SPC Vojvodina, pour préparer leur entrée en lice ce lundi contre l’Espagne. Eh oui, l’Euro est déjà là.