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Les demies sont en vue

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Après une entame délicate, les joueurs de Claude Onesta n’ont pas forcé pour venir à bout de la Hongrie (37-24). Une victoire lors du prochain match leur garantirait une place en demi-finale du Mondial suédois.

C’est une première étape, mais elle est décisive dans la course aux demi-finales. En battant facilement la Hongrie (37-24), et à la faveur des autres résultats du jour (Allemagne-Islande : 27-24 et Espagne-Norvège : 32-27, ndlr), les Français se sont emparés la tête du groupe 1, à égalité de points avec l’Espagne. Ils n’ont plus qu’à battre la Norvège lundi prochain pour gagner leur place dans le dernier carré. S’ils jouent avec le même niveau que contre les Hongrois, l’affaire sera vite pliée. « On a été constant et on n’a jamais laissé filer le match, confie William Accambray. Contre l’Espagne, on avait une avance assez confortable et ils ont décroché le match nul en moins de dix minutes (28-28). Ça nous a mis la pression pour la suite. »

Les « Experts » connaissent pourtant bien des difficultés à entrer dans leur match. Face à une équipe hongroise décidée à tenter sa chance jusqu’au bout, ils se laissent aller à des approximations et à des pertes de balles qui auraient pu coûter cher. Thierry Omeyer en fait d’ailleurs les frais. Avec un modeste 1/9, le gardien français, pas vraiment chaud, est remplacé par Daouda Karaboué. Une entrée déterminante.

Encore des blessures…

Avec leur nouveau portier, élu homme du match, et un peu plus d’agressivité en défense, les joueurs de Claude Onesta parviennent progressivement à prendre le dessus sur leurs adversaires. A la pause, ils mènent de cinq buts (18-13), un avantage déjà consistant. Au retour des vestiaires, l’équipe de France n’a plus qu’à gérer puis accroitre son avance, avant de l’emporter assez largement. « C’était très mal parti, admet Michaël Guigou au micro de Canal + Sport. Lors de la seconde phase, on essaye toujours de calculer et on oublie de jouer. On était peut être un peu stressé. Mais un écart de +13, ca fait beaucoup, surtout que le goal average peut jouer au final. »

Pourtant, la compétition est longue et les soucis s’accumulent pour l’équipe de France, déjà privée pour ce match de Xavier Barachet, blessé à la cheville droite. Face à la Hongrie, c’est d’abord Bertrand Roiné, touché au talon, qui a du quitter ses partenaires. « Pour la suite, j’espère continuer », indiquait-il, plutôt confiant, en fin de match. En deuxième période, le joueur de Chambéry est suivi par Jérôme Fernandez, victime d’une plaie au genou, qui ne devrait cependant pas lui poser plus de problème. En fin de match, Cédric Sorhaindo est le dernier à quitter ses partenaires après s’être tordu le genou… La France risque de le payer cher…

C. Z.