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Les Experts au révélateur ibérique

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L’équipe de France jouera son avenir aux JO ce mercredi (15h30) face à l’Espagne en quart de finale. Un adversaire coriace, demi-finaliste de l’Euro 2012, mais aussi un test idéal pour des Bleus en quête d’un second titre olympique consécutif.

Cent quatre-vingt minutes les séparent de l’exploit. Jamais en effet depuis l’apparition du handball aux JO en 1936, une équipe n’a réussi à conserver sa couronne. Pour sceller définitivement leur statut de plus grande équipe de l’Histoire, les Experts, monarques absolus d’une Olympiade qui les aura vus enchainer les titres de champions du monde (2009 et 2011) et d’Europe (2010), devront d’abord vaincre l’Espagne mercredi (15h30), en quart de finale. Une fière armada, 3e du « groupe de la mort » après avoir notamment subi deux échecs au tour préliminaire face au Danemark (24-23), champion d’Europe en titre, et contre l’éternelle Croatie (25-30).

Depuis l’avènement des Bleus au plus haut niveau lors JO de Barcelone (1992), Espagnols et Français n’ont cessé de se croiser lors des grandes compétitions internationales. Deux décennies de duels empreints de sueur et marqués au fer rouge du combat. « Ce sont plutôt des confrontations musclées, souvent longues à se déterminer, souffle le coach tricolore, Claude Onesta. Les peureux vont devoir se protéger. » Quatrièmes du dernier Euro, les Ibères ont rajeuni leur effectif en vue du prochain Mondial qu’ils organiseront. « Ils courent comme des lapins, prévient l’ancien sélectionneur des Bleus, Daniel Costantini. Ils ne doutent pas mais par contre, ils manquent d’expérience et ils sont parfois fragiles. »

Karabatic : « Rendre notre aventure encore plus belle »

Pas encore revenus au niveau que laisse imaginer leur immense potentiel, les Experts ont soufflé le chaud (victoire 29-26 lundi contre la Suède) et le froid (défaite 29-30 face à l’Islande) lors des matches de poule. Mais c’est une nouvelle compétition qui démarre. « Les cinq matches qu’on a joués comptent presque pour du beurre, lance le défenseur Didier Dinart, qui évoluait la saison dernière en Espagne. Les Espagnols sont très motivés, j’en sais quelque chose. »

Et si les Bleus restent sur une victoire face à leurs rivaux ibériques lors de l’Eurotournoi (31-24) le 15 juillet dernier, les Espagnols ont été les derniers à s’imposer en compétition. Pour leur premier match de l’Euro 2012, les Bleus avaient été expédiés (26-29). « On a un match pour rendre notre aventure encore plus belle, glisse le maitre à joueur tricolore Nikola Karabatic. Ce serait une grosse déception de ne pas être au rendez-vous. » Confiant, Claude Onesta annonce : « Un bras de fer qu’on va finir par gagner. » Et s’il n’élude pas l’hypothèse d’une défaite, le sélectionneur a une certitude : « A la fin, il y aura un mort et un vivant. »

Sylvain Reignault avec Rodolphe Massé