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Les Experts ratent le test allemand

Nikola Karabatic

Nikola Karabatic - -

L’équipe de France a subi la loi (32-30) de l’Allemagne ce vendredi à Barcelone, lors de leur 5e et dernier match de poule. Une défaite qui relègue les Experts à la 2e place du groupe A. Ils affronteront l'Islande ce dimanche en 8e.

Après quatre premiers matchs, victorieux mais inconstants, l’équipe de France avait clamé son impatience d’en découdre enfin face à un adversaire de renom. Ce duel contre l’Allemagne, qui avait pour enjeu la première place du groupe, les Bleus l’abordaient comme un test. Ils ont failli. Dominés (32-30) par une Mannshaft que l’on annonçait, au pire moribonde, au mieux en reconstruction, les hommes d’Onesta n’ont pas vraiment rassuré avant d’aborder les matchs couperets. Il faudra en effet sérieusement resserrer les lignes pour espérer voir loin dans la compétition. Cantonnés à un modeste 16% d’arrêts, les deux portiers tricolores Thierry Omeyer et Daouda Karaboué illustrent l’échec des Français dont la friabilité défensive a interpellé ce soir.

A 16-16 à la pause, Daniel Costantini, membre de la Dream Team RMC Sport avouait son inquiétude. « Les Allemands vont trop vite. Cette équipe d’Allemagne m’impressionne. 16-16 à la mi-temps, c’est presque un bon résultat pour nous au vu de la physionomie de cette 1ère période ». La suite allait donner raison à l’ancien coach des Bleus. Emportés par la vague allemande, les Experts accuseront jusqu’à 5 buts de retard à un quart d’heure du terme. Et si le baroud final lancé par Karabatic, l’un des rares à son niveau ce soir (8 buts), leur permettra de revenir à -1 à une minute de la fin, une énorme erreur de relance de Daouda Karaboué à 20 secondes du buzzer viendra définitivement ruiner les espoirs tricolores.

Dinart : « Je suis responsable »

« Certains joueurs français font leur âge ce soir », notait Costantini pendant la rencontre. Didier Dinart, qui fêtait ses 36 ans aujourd’hui, plaidait d’ailleurs coupable : « J’ai vraiment fait une grosse contre-performance. Ça a influé sur l’équipe. Je suis en grande partie responsable. » Agacé, Luc Abalo avançait pour sa part une explication tactique. « On n’a pas pu répondre au problème qu’il nous posait, a regretté l’ailier. Ils ont joué sans complexe. On n’a pas eu l’intelligence du jeu. On est allé au duel alors qu’ils étaient très costauds, on aurait dû plus écarter le jeu. »

En 8e de finale ce dimanche, l’Islande ou la Macédoine s’avanceront sur le chemin des Bleus. Deux adversaires largement à la portée de Français à leur niveau, et dorénavant avertis. C’est la thèse que préférait retenir Jérôme Fernandez : « On ne s’attendait pas à ce que ce soit aussi intense. A nous de retenir la leçon. Aux JO, notre défaite face à l’Islande nous avait permis de bien enchainer ensuite. » A défaut d’être concluant, le test tant espéré aura au moins été instructif.