RMC Sport

Les Experts veulent dominer le monde

Une quatrième couronne mondiale pour le hand masculin ?

Une quatrième couronne mondiale pour le hand masculin ? - -

Tenante des trois titres majeurs (JO, CM, CE), l’équipe de France aborde le Mondial suédois (du 13 au 30 janvier) avec l’ambition de rester sur le toit du monde. Malgré son incroyable palmarès, le groupe de Claude Onesta veut continuer à écrire l’histoire du handball masculin.

Qui peut arrêter les Experts ? Depuis trois ans, personne. En trois campagnes internationales, les joueurs de l’équipe de France ont réalisé l’incroyable triplé : Jeux olympiques (2008), Championnats du monde (2009) et Championnat d’Europe (2010). Un palmarès à couper le souffle, comme le reconnaît Juanin Garcia, le capitaine d’une sélection espagnole, championne du monde 2005, futur adversaire des Bleus au premier tour et principal rival au titre en Scandinavie : « Il n’y a aucun doute, la France est l’équipe à battre. Pour nous, l’objectif est de lutter pour une médaille. »
La Croatie, qui a eu le malheur de se trouver sur la route de la France à chaque fois en 2008, 2009 et 2010, en sait aussi quelque chose. Leur défaite à Bercy, il y a quelques jours, a planté le décor. En handball, il y a la France et le reste du monde. Une suprématie qui n’a pourtant pas entamé l’appétit des joueurs de Claude Onesta, nourris au petit lait du succès. « On a toujours faim, on veut rester sur notre lancée », lance Thierry Omeyer, gardien et meilleur joueur du monde 2008. « Nos ambitions sont figées, c’est le cœur de notre activité », martèle Onesta.

Un nouveau collectif à rôder

En fait, les Bleus doivent chercher leurs failles à l’intérieur d’un groupe qui vit ensemble depuis un mois. Après un stage à Capbreton et un tournoi de Paris concluant (deux victoires sur l’Argentine et la Croatie), les Experts ont connu de lourdes pertes : Daniel Narcisse, Guillaume Gille et Daniel Ostertag sont forfaits et Michaël Guigou est dans le groupe mais incertain. « La liste (des 16 joueurs) s’est faite d’elle-même après les défections, admettait le sélectionneur. On a appelé quatre jeunes dont deux nouveaux (William Accambray et Bertrand Roiné). On n’a jamais attaqué une compétition avec des certitudes, mais là on part avec un désavantage. »
Onesta aura les trois premiers matches contre la Tunisie, l’Egypte et le Bahreïn, pour valider ses choix. « Au-delà du potentiel et du talent, il y a l’acclimatation à une très grosse compétition, on va peut-être jouer 10 matches en 17 jours, et à la fin du 1er tour, on enchaînera l’Allemagne et Espagne en 48 heures… Ça, les nouveaux ne connaissent pas. »
Message reçu pour le Montpelliérain William Accambray. « J’y suis. Maintenant à moi de prouver que j’ai ma place dans cette équipe qui est la meilleure du monde. » Dans ce nouveau collectif, les jeunes auront à cœur de démontrer qu’ils méritent leurs places aux côtés de cadres qui voudront connaître encore une fois la joie de soulever un trophée. « On est passé d’un stade où on voulait gagner une compétition à celui où on voulait répéter de grandes performances, résume Onesta. Aujourd’hui, on veut dominer le monde ». Ne reste plus qu’à jouer maintenant.

Louis Chenaille (avec R.M., W.T.)