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Match truqué : "on ne veut pas y croire"

Les joueurs de Montpellier

Les joueurs de Montpellier - -

Ils n'y "croient pas", ils "tombent des nues". Mercredi, le monde du handball est unanimement sous le choc après les soupçons de match truqué qui éclaboussent le club de Montpellier.

Le président du club de Montpellier, leader du hand français depuis 15 ans, a reconnu mercredi avoir été entendu sur des soupçons de match truqué en mai, sur fond de paris sportifs, tout en défendant l'honneur du club et la présomption d'innocence des joueurs.

Une source judiciaire avait confirmé mardi soir qu'une instruction était en cours à Montpellier dans cette affaire et que des joueurs, dont certains piliers de l'équipe de France championne olympique, ainsi que certains de leurs proches, seraient entendus prochainement. A Montpellier, la mairie et les sportifs sont sous le choc. Voici leurs réactions.

• "L'honneur du club"

Marie-George Buffet, ancienne ministre des sports a réagi sur BFMTV, aux soupçons qui pèsent sur le club de Montpeiller, rappelant d'abord "la présomption d'innocence" des sportifs concernés. La députée Front de gauche a également regretté les "fuites" qui entachent "l'honneur du club". Sur les paris sportifs, l'ancienne ministre est très ferme, affirmant que "l'origine de la possibilité de triche, c'est le fait qu'on ait autorisé les paris sportifs. Ca pèse sur l'honnêteté des compétitions."

• "On ne pas y croire"

Au micro de BFMTV, Patrick Vignal ne "veut pas y croire". Pour l'adjoint au sport à la mairie de Montpellier, les handballeurs héraultais sont "des minots qui font du travail formidable dans les quartiers avec nous". Pas des truqueurs de match, appâtés par le gain.

• "Nous jouions pour la gagne"

Le président du club de Cesson, que Montpellier aurait laissé gagner pour empocher les gains de paris, refuse aussi de croire au scénario du match perdu exprès. "Il leur manquait cinq joueurs importants, et nous jouions pour la gagne !", s'exclame avec fierté Philippe Barberet.


• "Il faut attendre les résultats"

Le président de la Ligue nationale de handball appelle, lui, à la prudence. Philippe Bernat-Salles veut "attendre les résultats de l'enquête". Mais "si les choses malheureusement s'avéraient, des sanctions seront prises", prévient-il.

• "C'est dur pour tout le monde"

L'international français Joël Abati, qui évolue à Montpellier, ne souhaite "pas s'exprimer tant que l'enquête est en cours". "C'est dur pour tout le monde, mais il faut laisser la justice faire son travail", a-t-il coupé court devant une forêt de micro, dont celui de BFMTV.