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Mondial : les Bleus à la conquête de la 5e étoile

Nikola Karabatic

Nikola Karabatic - -

Cinq mois après leur titre olympique à Londres, les Experts, qui affrontent la Tunisie ce samedi (20h45) à Granollers (Espagne) au tour préliminaire du Mondial, briguent une cinquième couronne mondiale. Du jamais-vu.

Les superlatifs pourraient manquer. Que peut-on encore attendre des Experts, élus meilleure équipe de handball de l’histoire ? Fraichement sacrés champions olympiques à Londres, les Bleus sont-ils capables de disparaitre du palmarès du Championnat du monde, eux qui trustent la plus haute marche depuis 2009 ? Si les hommes de Claude Onesta s’imposent à Barcelone le 25 janvier en finale, il semble bien difficile d’imaginer quelle nation pourra égaler un jour un tel palmarès. En Espagne, l’objectif est simple : remporter une cinquième couronne mondiale après celles acquises en 1995, 2001, 2009 et 2011. Aucune équipe ne sera allée aussi haut. Avec quatre titres, la France partage le toit du monde avec la Suède (1954, 1958, 1990, 1999) et la Roumanie (1961, 1964, 1970, 1974), absente de la compétition.

Mais avant de penser à une cinquième étoile, les Bleus doivent d’abord passer le premier tour sans encombre. Cela débute ce samedi face à la Tunisie (20h45) à Granollers. Une rencontre largement à la portée des Bleus, s’ils ne prennent pas leurs adversaires à la légère. « Ça peut nous arriver de mal jouer, tempère justement Nikola Karabatic. On l’a vu à l’Euro l’an passé (les Bleus avaient terminé à la 11e place, ndlr). Malgré notre titre olympique, on reste sur nos gardes. Il y a beaucoup de fraicheur et d’envie dans l’équipe. Et pas de lassitude. »

L’attente autour de l’équipe de France, décuplée après la triste affaire des paris suspects, reste immense. « Mais ce ne sont pas les compétitions passées qui vont nous faire gagner celle-là », prévient le gardien tricolore, Thierry Omeyer. Voilà pourquoi Claude Onesta chasse un peu la pression en désignant l’Espagne, battue d’un but par les Bleus en quart de finale des JO (23-22), comme la favorite de la compétition : « Ce sera difficile de les battre chez eux. Avec l’avantage du terrain, ils sont les favoris », estime le coach français.

Karabatic : « Ne pas gagner n’est pas normal »

Après avoir affronté la Tunisie, le Monténégro, le Brésil, l’Argentine (qu’elle vient de battre deux fois en matches de préparation), et l’Allemagne dans ce tour préliminaire, on en saura un peu plus sur l’appétit d’un groupe majoritairement composé de joueurs qui ont déjà tout gagné et qui affichent une moyenne d’âge supérieure à 29 ans.

« Je ne pense pas qu’il y aura de démobilisation, avance Onesta. Elle pourrait venir des plus anciens sauf que ces derniers arrivent au bout du chemin et qu’il y a encore des moments exceptionnels à vivre. On a envie de leur offrir un départ à hauteur de leur palmarès. » Parmi ces anciens, Jérôme Fernandez n’est pas rassasié : « C’est un nouveau défi, une nouvelle page à écrire, salive le capitaine des Bleus. Il faut essayer d’occulter ce qui s’est passé avant et vivre cette compétition de la meilleure des manières. On part avec zéro point, comme tout le monde. »

Nikola Karabatic qui joue gros en Espagne, conclut en beauté en évoquant l’état d’esprit inébranlable qui anime ses partenaires : « On sait qu’on n’a pas le droit à l’erreur, ni de décevoir, assure le Montpelliérain. C’est la rançon de la gloire. Ne pas gagner n’est pas normal. Bien sûr que cela ajoute de la pression mais on récolte ce qu’on a semé. » En espérant que la moisson soit toujours aussi bonne…