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Mondial : les Experts poursuivent leur route

Nikola Karabatic

Nikola Karabatic - -

La France s’est qualifiée pour les quarts de finale du Mondial en battant l’Islande ce dimanche, à Barcelone (30-28). Les Experts joueront leur place en demi-finale mercredi, contre le vainqueur du match entre la Croatie et la Biélorussie.

Les matchs couperets leur vont si bien. Indigents en poule et sanctionnés par une logique défaite contre l’Allemagne, les Experts ont, face à l’Islande, rectifié le tir. Du moins suffisamment pour valider leur billet pour les quarts de finale (30-28). Tout n’a pas été parfait, c’est une certitude, mais les Bleus, de blanc vêtus sur le parquet barcelonais, ont fait ce qu’il fallait pour s’offrir une treizième victoire de rang dans un match à élimination directe. De bout en bout, les hommes de Claude Onesta ont fait la course en tête, portés notamment par un Samuel Honrubia stratosphérique en première mi-temps (7/8 au tir), puis un William Accambray particulièrement percutant dans le deuxième acte.

La victoire a pourtant mis du temps à se dessiner. La faute à une équipe d’Islande accrocheuse qui a su recoller systématiquement, même quand les doubles tenants du titre paraissaient prendre le large (25-21, 47e puis 26-26, 54e).Et quand la France commence à trembler, Nikola Karabatic n’est jamais très loin. Valeur sûre de sa sélection depuis le début du Mondial, le Montpelliérain prend ses responsabilités pour remettre les siens sur la voie du succès, d’un tir monstrueux dans la lucarne de Gustavsson (28-27, 57e).

Abalo : « On s’est fait peur »

Les Bleus ne seront plus rejoints. Guigou, virevoltant sur son aile gauche (6/6), donne plus d’ampleur au score en inscrivant les deux réalisations du KO. Il n'en fallait pas plus pour satisfaire un Claude Onesta tout sourire à l'issue de la rencontre : « Quand on n’est pas complètement bons et complètement rassurés, il faut au moins être très forts collectivement. Là on a vraiment vu une équipe soudée, même dans les moments de difficulté. Il va falloir régler quelques petits éléments, mais ça reste un bon match. On avait besoin d’un match de ce type-là ».

« On a sorti un gros match, se félicite Luc Abalo. On a eu du mal à creuser l’écart, mais on a fini par se lâcher. Même si on s’est fait peur, au final, il y a la victoire. Après la défaite contre l’Allemagne, il y a eu forcément une remise en question, mais on n’oublie pas ce qu’on sait faire et on s‘est appuyé là-dessus pour aller chercher ce match. Je pense qu’on les a joués intelligemment tactiquement en muselant leurs meilleurs joueurs et ils ont fini par ne plus trouver de solutions ». La victoire de la tête et du cœur. A confirmer dès mercredi, en quarts de finale, contre la Croatie ou la Biélorussie, qui s'affronteront lundi soir.

Alexis Toledano avec Rodolphe Massé à Barcelone