RMC Sport

N.Karabatic : "Ça va nous mettre en alerte"

Nikola Karabatic

Nikola Karabatic - AFP

Après la victoire des Experts face à la République tchèque (30-27) ce vendredi, pour leur entrée en lice dans le Mondial, Nikola Karabatic a regretté les erreurs individuelles qui ont rendu la fin de match moins tranquille que prévu.

Nikola Karabatic, l’important était de démarrer ce Mondial par une victoire…

Bien sûr. C’est ce qui compte dans le sport. Malgré tout, on aurait préféré faire la deuxième mi-temps comme la première. On a très, très bien joué en première mi-temps. On a été très fort défensivement. On a joué rapidement sur les contre-attaques. Tout ce qu’on avait fait lors de la préparation. Malheureusement, en deuxième mi-temps, on ne joue pas forcément mal, mais on rate des choses faciles, notamment des tirs. Il y a eu des pertes de balle qui ne sont pas habituelles. On a pris des buts alors que paradoxalement, on était un de plus en défense. En face, ils se sont un petit peu « euphorisés ». Ils ont commenté à tirer de loin et ça rentrait. On s’est rendu la deuxième mi-temps un peu difficile alors qu’on aurait pu tuer le match. Mais au final, c’est une victoire. On ne va pas chipoter. Ça va nous mettre en alerte pour les prochains matchs.

Que faut-il améliorer ?

On fait beaucoup de travail à la vidéo. On sait ce qu’il faut améliorer. On va regarder tout ça. Là, je pense que c’étaient surtout des erreurs individuelles. Des erreurs d’ajustement, de placement. Des fautes techniques, des balles qu’on perd, des tirs qu’on rate. On pouvait tuer le match et faire baisser les bras à l’adversaire. En défense, il y a eu des fautes de changement, de croisement. On s’est plus mis en difficulté sur des fautes individuelles que sur notre fonds de jeu.

Etiez-vous un peu tendu en début de match ?

Pas forcément. Mais on sait de toute façon qu’il faut qu’on joue libéré. On insiste là-dessus. Il faut avoir confiance en nous. Il faut prendre les tirs dans les situations pour lesquelles on travaille. Même si on rate, ce n’est pas grave. Il faut continuer. De l’échec, il va y en avoir. C’est ce qu’on essaye de répéter à tout le monde. Il ne faut pas baisser les bras. Ce n’est pas parce qu’on a raté un ou deux tirs qu’il faut regarder par terre. Il faut continuer à être dangereux. C’est ce qui nous a permis de bien finir le match. 

la rédaction avec Antoine Arlot, envoyé spécial au Qatar