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Paris suspects : la chronologie de l'affaire

Nikola Karabatic

Nikola Karabatic - -

Nikola Karabatic, son frère et les quatre autres Montpelliérains impliqués les paris suspects restent sous contrôle judiciaire, au moins jusqu’au 25 octobre. Retour sur les dates marquantes et les principaux faits de cette affaire.

25 octobre : le contrôle judiciaire est levé

La Cour d’appel de Montpellier a décidé de lever le contrôle judiciaire qui concernait Nikola et Luka Karabatic, leurs compagnes Géraldine Pillet et Jennifer Priez, Issam Tej et Primoz Prost ainsi que le Parisien Mladen Bojinovic. Les joueurs de Montpellier ont donc la possibilité de reprendre l’entraînement et de rencontrer leurs coéquipiers, leur staff et leurs dirigeants. Ils devraient être reçus le 30 octobre par le président du MAHB, Rémy Lévy.

16 octobre : Nikola Karabatic s’exprime

Dans un entretien accordé à RMC Sport, Nikola Karabatic s’estime « coupable de rien » et regrette le manque de soutien de son club.

16 octobre : Verdict le 25 octobre pour le contrôle judiciaire

Les Karabatic et leurs coéquipiers de Montpellier mis en examen dans l’affaire des paris suspects font appel de leurs conditions de placement sous contrôle judiciaire. La cour d’appel de Montpellier met sa décision en délibéré au 25 octobre.

15 octobre : Une faille dans les textes ?

Les avocats de Mladen Bojinovic assurent que les textes de la Ligue et de la Fédération ne mentionnent pas l’interdiction de parier en dur, mais simplement en ligne.

15 octobre : Salaires suspendus pour les cinq Montpelliérains

Nikola et Luka Karabatic, Dragan Gajic, Primoz Prost, Issam Tej sont privés de leurs salaires par le club de Montpellier.

12 octobre : Les Karabatic en arrêt maladie

Nikola et Luka Karabatic sont placés en arrêt maladie pour dépression. Ils risquent par ailleurs le licenciement.

9 octobre : Honrubia et Bojinovic reviennent

Les Parisiens Samuel Honrubia et Mladen Bojinovic reprennent l’entraînement avec leur club. Les cinq Montpelliérains mis en examen (Nikola et Luka Karabatic, Dragan Gajic, Primoz Prost, Issam Tej) sont toujours interdits d’entraînement par les conditions de leur contrôle judiciaire.

8 octobre : Karabatic « victime » d’une pub

Une agence de location de voitures se « paye » la star du hand français, qui n’apprécie pas.

3 octobre : Honrubia et Bojinovic écartés par le PSG

Samuel Honrubia et Mladen Bojinovic, les deux ex-Montpelliérains qui ont rejoint le PSG à l’intersaison, sont écartés pour les deux matchs de leur équipe à Saint-Raphaël.

2 octobre : 13 personnes mises en examen

Transférés de Nanterre à Montpellier dans la matinée, les frères Karabatic et les cinq autres joueurs suspectés sont mis en examen. Au total, 13 personnes sont mises en examen.

1er octobre : Robin, Kavticnik et Hmam relâchés

Mickaël Robin, Vid Kavticnik et Wissem Hmam, trois Montpelliérains, sont relâchés. Les gardes à vue de Nikola et Luka Karabatic, Dragan Gajic, Primoz Prost, Issam Tej, Samuel Honrubia et Mladen Bojinovic sont prolongées.

30 septembre : Peu après la défaite de Montpellier dans son choc face au PSG (38-24), sept joueurs du MHB sont interpellés et placés en garde à vue par le service central des jeux et des courses. Nikola et Luka Karabatic, Hmam, Gajic, Prost et Robin sortent de la salle Coubertin encadrés par des policiers.

28 septembre : L’affaire, arrivée aux oreilles des plus hautes autorités de l’État, pousse la ministre des Sports Valérie Fourneyron à réagir. « Il faut que l'enquête aille jusqu'au bout mais c'est toujours une grande tristesse d'apprendre qu'il peut y avoir eu des paris truqués dans le hand. »

27 septembre : Soupçonné d’être impliqué dans la tempête, la star du handball français Nikola Karabatic voit sa campagne de publicité avec le site de paris en ligne Betclic suspendue. Une décision « temporaire » selon la direction de Betclic, en attendant les conclusions de l’enquête.

26 septembre : Au lendemain matin du sujet diffusé sur la chaine publique, la mairie de Montpellier se veut dubitative. De son côté, le président de la LNH Philippe Bernat-Salles admet avoir eu vent de l’affaire, mais semble embarrassé. L’ancien rugbyman reconnait tout de même être « attristé » par des faits « pas positifs pour l’image du sport professionnel et du handball en particulier » et promet « des sanctions » si les faits sont avérés.

25 septembre : France 3 Languedoc Roussillon révèle l’affaire des paris suspects, annonçant que 8 joueurs du MAHB, dont 3 champions olympiques, ainsi que des membres de l’encadrement seraient directement ou indirectement impliqués. La bombe est lâchée.

17 septembre : Un mois et demi après son président Rémy Lévy, c’est au tour de Patrice Canayer, l’entraineur du champion de France en titre, de devoir se soumettre aux questions du SRPJ.

1er août : Le procureur de Montpellier Brice Robin ouvre une information judiciaire pour « corruption sportive, escroquerie et recel d’escroquerie ».

Juillet : Le président du club de handball de Montpellier, Rémy Lévy, est interrogé par le SRPJ.

Courant mai : Le SCCJ saisit le parquet de Montpellier qui ouvre une enquête préliminaire confiée au Service régional de la police judiciaire (SRPJ) de Montpellier.

16 mai : Très rapidement, la rumeur de paris suspects autour de Montpellier commence à sortir. L’encadrement du club s’active alors pour étouffer dans l’œuf l’affaire, affirmant par la voix de son entraîneur Patrice Canayer, que les paris ne concernaient en aucun cas ses joueurs.

12 mai : Montpellier, déjà assuré d’être champion de France depuis le 3 mai, se déplace à Cesson-Rennes pour le compte de la 24e journée de Division 1 sans six de ses cadres habituels (Bojinovic, Honrubia, Joli, Kavticnik, Luka et Nikola Karabatic). Alertée dans la journée par des paris anormaux sur cette rencontre, concentrés sur l’Hérault et la Bretagne, et uniquement sur le score à la mi-temps en faveur de Cesson-Rennes, la FDJ suspend les paris. Le soir même, le MAHB rejoint les vestiaires avec trois points de retard sur son adversaire (15-12). La FDJ constate ainsi des gains totaux s’élevant à 250 000 euros pour cette seule rencontre, avec des mises pouvant aller jusqu’à 10 000€. Une enquête est immédiatement ouverte.