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Trois jours inoubliables

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Les joueurs de l’équipe de France ont préparé cette finale avec sérieux et sérénité. Récit des dernières heures avant l’exploit.

Vendredi : Guigou fête son anniversaire
Homme du match après avoir inscrit près de huit buts quelques heures auparavant face à la Suède (29-26), Mickaël Guigou fête son anniversaire de la meilleure des manières. En guise de cadeau, il obtient une demi-finale de Mondial. Et ça lui convient parfaitement. « Mon précédent cadeau, c’était une victoire aux championnats d’Europe, glisse-t-il. Là, j’espère que ce sera pareil. Je veux qu’on aille au bout. »

Samedi : Sarkozy ne viendra pas
L'équipe de France retrouve la Malmö Arena pour un entraînement en fin d’après-midi. Toujours aussi décontractés, les Français s’échauffent tranquillement. Karabatic, balle au pied, fait des jongles avec Cédric Sorhaindo. Claude Onesta décide alors de réunir l'équipe. Avant de dévoiler le programme de la séance, il informe les joueurs du coup de téléphone de Nicolas Sarkozy, qui lui a demandé de féliciter l'équipe et de lui assurer son soutien pour la finale. Niko Karabatic demande s'il sera là dimanche. « Il ne peut pas, répond Onesta. Il est retenu en Ethiopie, mais il envoie sa ministre. » Chantal Jouanno arrivera le lendemain.

Dimanche : Une promenade dans Malmö
Les joueurs ont rendez-vous pour un petit-déjeuner en commun dans la grande salle de leur hôtel. Ils assistent ensuite à une ultime séance vidéo sur le Danemark, avant une promenade d’une quarantaine de minutes dans les rues ensoleillées de Malmö. Malgré le froid, les joueurs sont détendus, plutôt souriants. Après le déjeuner en commun, ils ont droit à une petite demi-heure de repos dans leurs chambres avant de prendre le bus pour se rendre à la Malmö Arena. Pendant ce temps, la grande famille du handball français se réunit autour des Experts. Après l’ancien « Barjot » Grégory Anquetil, présent depuis le début du Mondial, et Jackson Richardson, arrivé samedi, d’autres illustres anciens débarquent en Suède, comme Olivier Girault, Joël Abati et Patrick Cazal. Daniel Narcisse en convalescence après une rupture des ligaments croisés du genou gauche en août dernier, est également sur place. Heureux, comme les autres.