RMC Sport

Absalon, l’histoire est en marche

Julien Absalon

Julien Absalon - -

Mieux que Tony Estanguet, Julien Absalon peut devenir le premier Français à remporter trois titres lors de trois JO consécutifs. Verdict ce dimanche (14h30), 24h après le sacre de Julie Bresset chez les filles.

Julien Absalon a dû en prendre plein les yeux. La superbe performance de la jeune Julie Bresset (23 ans) a fait retentir la Marseillaise pour la dixième fois depuis le début de ces JO. De quoi donner des idées, si besoin était, au favori de l’épreuve masculine. « Ce rendez-vous olympique, je l’ai dans la tête depuis Pékin, assure le Français. Je connais le circuit par cœur, j’y suis allé trois fois. J’ai gagné la course préolympique l’année dernière. Je peux donc mémoriser à la pierre près ce circuit. » Et nul besoin de rappeler au Vosgien qu’il a rendez-vous avec son destin, et qu’il peut écrire l’histoire.

A 31 ans, le vététiste a la possibilité d'aligner un troisième sacre olympique consécutif. Inédit dans l’olympisme tricolore. Sacré pour la troisième fois la semaine dernière, le céiste Tony Estanguet avait dû céder sa couronne à Pékin. « Je sais que tout le monde parle de ce record mais moi, j’arrive ici comme si c’était mes premiers Jeux », tempère l’intéressé, qui aura fort à faire face au Suisse Nino Schurter. Quatre fois champion du monde, champion d’Europe, dix fois champion de France de rang depuis 2003…, Absalon est un monstre. Pas nécessairement reconnu à sa juste valeur. Son absence de la liste des candidats au porte-drapeau de l’équipe de France avait d’ailleurs étonné.

Une chute sans conséquences

Le vététiste avance donc dans l’ombre. Une confidentialité qui ne dérange pas son entraineur. « Le manque de médiatisation autour de Julien ? On préfère travailler en retrait, ne pas multiplier les interviews et les plateaux TV. On préfère la jouer humilité et ne pas se disperser », explique Gérard Brocks. Perfectionniste, le duo a recréé dans les Vosges un circuit à l’identique de celui qu’il devra dompter dimanche.
Une chute fin juillet à Val d’Isère, lors de sa dernière course avant les JO, a pu faire redouter le pire. Douleur au poignet, hématomes à la cuisse. Londres n’est pas compromis. « La préparation s’est déroulée parfaitement bien, on est ici à 100% », assure Brocks. A confirmer ce dimanche sur le tracé d’Hadleigh Farm, dans l’Essex.

Louis Chenaille (G.Q.) à Londres