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Annecy dans le flou

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Avec le départ d’Edgar Grospiron, Annecy a perdu son directeur de campagne alors qu’il ne reste que sept mois avant la désignation de la ville organisatrice des JO d’hiver 2018. Soutenu par la ministre des Sports, Chantal Jouanno, le mouvement olympique français réclame un peu de temps pour redéfinir une stratégie.

Candidat malade, après le départ précipité de sa tête de gondole Grospiron le week-end dernier, Annecy 2018 respire encore. Mais le chemin semble long avant que la candidature ne trouve son second souffle. Réunis ce mercredi au siège du comité national olympique sportif et français, son président, Denis Masseglia, Christian Monteil (président du conseil général de Haute-Savoie), Jean-Luc Rigaut (maire d’Annecy), Guy Drut (membre du CIO) et Chantal Jouanno, ministre des Sports, ont réaffirmé leur foi en ce projet, face à Pyeongchang (Corée du Sud) et Munich (Allemagne). « On ne part pas favori, mais une bonne surprise peut toujours arriver, assure la ministre. D’ici début janvier, on a demandé aux membres du conseil de surveillance de présenter une stratégie pour la partie communication et international. C’est à l’évidence le point sur lequel on a un retard et une difficulté. »

Jouanno va mouiller sa chemise

Consciente du déficit d’image de la candidature d’Annecy 2018, Chantal Jouanno se montre néanmoins optimiste sur la qualité du dossier : « Ce n’est pas un problème de fond mais de présentation et ça se corrige plus facilement. Annecy a de vrais arguments, notamment par sa dimension ‘développement durable’. »
A l’heure d’évoquer la succession d’Edgar Grospiron, la ministre soutiendra le choix du Comité national olympique et des acteurs locaux. Elle ajoute qu’elle va « mouiller sa chemise » pour cette candidature. Il va falloir faire vite…