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Batum : « Les Américains ne nous font pas peur »

Nicolas Batum

Nicolas Batum - -

Grand fan des Jeux Olympiques, l’ailier français des Blazers ne cache pas ses ambitions à l’heure de débuter la compétition face aux Etats-Unis dimanche (15h30). Les Bleus ne tremblent pas devant les stars de la NBA.

Nicolas, que ressentez-vous alors que vous découvrez les Jeux Olympiques ?

Je suis très excité, très content d’être là. Le premier jour, c’était comme si on arrivait à Disney. On découvrait tout, la cafète, le village, les chambres… On est redescendu sur terre le lendemain. On s’est remis au boulot.

Est-ce une bonne ou une mauvaise chose d’affronter les Etats-Unis pour le premier match ?

C’est une bonne chose de jouer les favoris d’entrée. On les connait, ce sont les meilleurs joueurs du monde. Ils sont archi-forts, archi-favoris. Ils seront peut-être relâchés, pas trop concentrés. Si on peut créer un exploit, c’est peut-être maintenant.

Les Américains vous respectent-ils davantage, avec le contingent de joueurs NBA de l’équipe de France ?

Je pense. A l’entrainement, on s’est croisé et ils se sont arrêtés pour nous dire bonjour. Avant, ils seraient passés directement. Là, on a parlé pendant cinq, dix minutes.

Ils ne vous font pas peur…

Non, ils ne nous font pas peur. Pour la moitié d’entre nous, on les joue tout le temps en NBA. Ronny (Turiaf) a joué avec LeBron James et Kobe (Bryant, aux Los Angeles Lakers, ndlr). TP a fait le All-Star Game avec tous ces mecs-là. Moi, j’ai eu l’un des coachs pendant trois ans, Nate McMillan (à Portland). On n’a pas peur d’eux. Ils nous respectent aussi.

Avez-vous des certitudes, malgré la préparation compliquée ?

Bien sûr. C’est quasiment l’équipe qui a fait l’Euro l’année dernière (2e). On a cette ossature, cette connexion, depuis deux ou trois ans. Certes, on a connu une préparation très difficile. C’était un peu galère. Mais on a cette flamme, ce but commun. Ça nous permettra peut-être de décrocher un truc à la fin.

Les JO, est-ce un rêve ?

Un demi-rêve, on va dire. Une participation aux JO, c’est bien. Mais avoir une médaille, c’est mieux. C’est bien beau de venir aux JO. Mais si on repart sans rien, il y a un goût amer, un goût d’inachevé. Je pense que c’est au-dessus d’un titre NBA.

A 23 ans, votre carrière ne traine pas…

Je déteste attendre. Quand Paris a été refusé, que Londres a été choisi, j’ai pleuré. J’avais 15 ans mais je savais que c’était pour moi. Quand je dis que je vais faire quatre Jeux Olympiques, tout le monde se moque de moi. Mais je ferai les quatre !

Propos recueillis par Georges Quirino