RMC Sport

Bienvenue dans le garage des Jeux Paralympiques

Le Japonais Manabu Tamura (rugby fauteuil)

Le Japonais Manabu Tamura (rugby fauteuil) - -

Les athlètes engagés aux Jeux Paralympiques, qui débutent ce mercredi à Londres, bénéficient d’un soutien technique de qualité au sein de la « Workshop ». Une salle de réparation où les mécaniciens font presque office de chirurgiens.

Placé en contrebas du village olympique, le lieu passerait presque inaperçu. L’agitation qui y règne ne laisse en revanche pas de place au doute. La « Workshop » est un des endroits les plus importants des Jeux Paralympiques. La salle d’attente, bondée d’athlètes venus des quatre coins du monde, est là pour le confirmer. Ici, chaque petit problème trouve sa solution. Pas ceux du corps, mais ceux des machines, aussi différentes soient-elles.

Lorsque la porte de la salle de réparation s’ouvre, ce sont une trentaine d’ouvriers qui s’affairent, marteau, machine à coudre ou soudeuse à la main. Une cinquantaine d’autres techniciens sont répartis sur les sites de compétition. « Par exemple, quelqu'un a amené son fauteuil roulant car le frein était cassé. Et nous avons ici un atelier de soudure, donc on peut ressouder pour à nouveau le faire fonctionner. On peut aussi changer des roues ou regonfler les pneus », explique Peter Franzel, directeur du service technique.

Sallem (rugby fauteuil) : « Dommage d’échouer car le matériel n’est pas opérationnel »

Pour les petites mains de la « Workshop », chaque intervention contient également son lot de problèmes et d’interrogations. L’occasion pour eux de mettre en commun leurs compétences. « Parfois, il faut être très malin car les gens viennent du monde entier et ce sont des matériaux vraiment très spéciaux, explique Franzel. Lorsqu'un technicien est un peu perdu, qu'il ne sait pas quoi faire, on se met à trois ou quatre, on réfléchit ensemble, et d'un coup il y en a un qui dit : "Ça y est, j'ai trouvé ! On pourrait faire comme ça". »

A leur sortie de la « Workshop », c’est donc toujours avec un grand sourire que les athlètes repartent, sans doute avec des rêves de médailles plein la tête. « Les Jeux Paralympiques, c’est une fois tous les quatre ans, ce serait vraiment dommage d’échouer car le matériel n’est pas opérationnel ou qu’il y a eu une casse, souligne Ryadh Sallem, membre de l’équipe de France de rugby fauteuil. C’est super important. On est, pour beaucoup d’entre nous, complétement dépendants de cette technique et de cette technologie. Il faut qu’il y ait un bon timing entre la technologie et notre préparation physique et mentale. » Ensuite, c’est aux athlètes de faire le reste.

Alexandre Alain avec Camille Gelpi