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Canu : « Entre 10 et 12 médailles »

Le directeur de la préparation olympique, Fabien Canu, compte sur le sérieux de Julien Lizeroux. Le Savoyard participera, à Vancouver, à ses premiers JO.

Le directeur de la préparation olympique, Fabien Canu, compte sur le sérieux de Julien Lizeroux. Le Savoyard participera, à Vancouver, à ses premiers JO. - -

Le directeur de la préparation olympique, Fabien Canu, s’est confié sur les chances de la France, à quelques heures du début des JO d’hiver de Vancouver.

Fabien Canu, l’état d’esprit général avant de débuter ces Jeux Olympiques semble très bon, avec beaucoup de sourires et de confiance…
C’est une façon de bien gérer le stress. On sait que derrière les sourires, il y a un peu de tension. C’est une bonne façon d’aborder les choses. Je dis souvent aux sportifs que ça n’est que du sport. A un moment donné, si on veut réussir, il faut avoir une joie de vivre et une certaine décontraction. Aujourd’hui, notre équipe de France de ski alpin dégage ça.

Est-ce que les bons résultats de cet hiver jouent un rôle important ?
Ça passe par là mais il y a une bonne dynamique depuis quelques années déjà. Il y a un très bon état d’esprit, propice à faire des grandes performances. L’an dernier, nous avions organisé un stage en Corse, avec tous les athlètes des sports d’hiver. Cette saison, les nombreux podiums et les bons résultats résultent de cette très bonne ambiance et de la façon que nous avons d’aborder les choses. Maintenant, il faut aller chercher des médailles et surtout celles en or. Il ne faut pas se relâcher et aller au bout de nos possibilités.

Certains vont participer à leurs premiers JO, comme les leaders Julien Lizeroux et Sandrine Aubert. Leur avez-vous tenu un discours particulier ?
Il y a à peu près deux tiers de nouveaux athlètes ainsi que de nombreux entraîneurs. Le discours est très simple : c’est une compétition importante mais c’est la même chose que les championnats du monde de l’an dernier en France, dans une version juste un peu plus grande, avec de la pression et un environnement particulier. Attention, il ne faut pas se laisser disperser par ce côté un peu Eurodisney. Il y a un certain folklore ! Mais bon nombre de champions réussissent la première fois.

Quels sont les risques ?
Un exemple type : l’endroit où l’on déjeune est le lieu où tous les champions se côtoient. C’est un endroit extraordinaire, avec toutes les grandes stars mondiales. Là, on peut se laisser griser, admirer les champions et en oublier sa course. Il faut savoir se protéger, se remettre un peu dans sa bulle et rester les pieds sur terre. Ils peuvent apprécier mais ils ne doivent pas trop se faire prendre par l’évènement.

Vous avez fixé un objectif de dix médailles avant l’hiver, pouvez-vous espérer mieux ?
Oui on peut l’imaginer, mais c’est très difficile de donner des pronostics sur les sports d’hiver. Il y a beaucoup d’aléas, notamment climatiques. Une course, en fonction de la météo, peut amener des résultats surprenants. Notre record est de 11 médailles à Salt Lake City en 2002. Notre potentiel se situe entre 8 et 12 médailles, selon que les scénarios nous sourient ou pas.

Quelle sera la nation numéro un, à l’issue de ces JO ?
Tout se jouera entre cinq nations. Le Canada qui a bien préparé ses Jeux à domicile, reste le favori. L’Allemagne est la nation mondiale des JO d’hiver, elle a terminé trois fois de suite en tête du classement des pays. Les Américains ont une très belle équipe. La Norvège, bien évidemment, est le pays traditionnel des sports nordiques. Et l’Autriche. Elle ne gagnera pas le plus grand nombre de médailles mais au niveau de la couleur et notamment de l’or, elle peut créer de belles surprises.

Vos premières impressions sur Vancouver…
On a du mal à s’imaginer que l’on participe à des jeux d’hiver. Au sein du village olympique, nous avons croisé des personnes en tee-shirt et en short. C’est assez surréaliste. La météo joue de vilains tours et j’espère qu’elle ne va pas gâcher la fête. Pour le reste, c’est fabuleux. Il manque seulement la neige…

La rédaction