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Cazé : « Tout reste à écrire… »

Amélie Cazé

Amélie Cazé - -

Neuvième à Pékin, la triple championne du monde et championne d’Europe du pentathlon moderne n’entend pas passer cette fois à côté de son objectif : l’or olympique. Et elle assure posséder, aujourd’hui, tous les ingrédients pour y parvenir.

Amélie, vu votre palmarès, c’est l’or que vous viserez en priorité ce dimanche ?

Ce seront mes troisièmes Jeux Olympiques aussi. Alors je ne vais pas le cacher : l’objectif est clairement d’aller chercher l’or. C’est la seule médaille, le seul titre qui me manque. Tout reste à écrire alors pourquoi pas là ? Londres, c’est la fin d’un cycle et la concrétisation du travail accompli depuis quatre ans.

Avec le recul, comment jugez-vous votre 9e place à Pékin, il y a quatre ans ?

Débriefer une compétition, c’est toujours important mais débriefer les Jeux m’a demandé un peu plus de temps. J'ai pris le temps de bien analyser ce qui a été et ne l'a pas été. Aujourd'hui, je dois rester sur des choses simples. Le travail a été fait. Je dois juste me concentrer sur ce que je sais faire. Pas plus.

Votre préparation aux JO a été émaillée de blessures, notamment l’année dernière. Comment vous sentez-vous ?

Contente de mon retour. Cette saison où j’étais blessée, c’est du passé. C’est derrière moi tout ça, maintenant. Je suis très confiante. Après une 10e place pour mon retour en Coupe du monde, j’ai gagné l’étape suivante en Hongrie. J’ai réussi à prendre la 4e place aux Mondiaux, même si je n’y suis pas arrivée pleine de fraîcheur. Tout a été calculé pour que je sois prête le jour J.

Les gens connaissent très mal votre discipline. Une médaille la mettrait mieux en lumière…

C’est sûr qu’une médaille pour mon sport serait super importante. Ce serait du bonus à condition de bien savoir l’exploiter. On oublie vite les champions qui n'ont pas été reconnus ou pas connus avant. Une médaille olympique peut surtout aider notre fédération, mettre du beurre dans les épinards. Mais ça ne suffira pas. En cas de médaille, il faudra un vrai travail de fond pour exploiter ce résultat.

Des quatre disciplines du pentathlon moderne (escrime, natation, équitation et épreuve combinée – course et tir), quelle est celle que vous appréciez le plus ?

L’escrime. C’est celle où j’y trouve le plus de plaisir parce que c’est celle où il y a le plus de jeu. J’aime ce côté stratégie, où on est derrière un masque. Tout est possible et on joue avec l’adversaire dans cet aspect jeu.

Vous appréciez l’escrime. Pourtant, vous êtes cavalière de formation. Comment se fait-il que l’équitation ne soit pas votre discipline de prédilection ?

C’est vrai que je suis née dans une ferme, en contact avec les chevaux. Ça m'a permis d’être assez tranquille à côté d’eux et de bien savoir les appréhender. Mais en pentathlon, on ne connait pas le cheval. On le tire au sort. Et on n’a pas, en vingt minutes, vraiment le temps de la connaitre. La faute est loin d’être évitable et à haut niveau, cela peut s’avérer très préjudiciable.

Propos recueillis par Louis Chenaille à Londres