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Delobel, une mère en or ?

Le couple français réussirait un incroyable pari en étant sacré le mois prochain aux JO de Vancouver.

Le couple français réussirait un incroyable pari en étant sacré le mois prochain aux JO de Vancouver. - -

Durant quinze jours, RMC.fr vous raconte les plus belles histoires de l’équipe de France olympique. Aujourd’hui : Isabelle Delobel, qui a fait le pari d’être sacrée championne olympique de danse sur glace avec Olivier Schoenfelder, moins de quatre mois après son accouchement.

Clermont-Ferrand, début des années 1980. Isabelle Delobel a cinq ans et vient d’assister à son premier spectacle de patinage artistique. Elle livre alors cette prédiction à sa mère : « Quand je serai grande, je serai championne olympique ». Un rêve de petite fille qu’elle espère concrétiser dans un mois à Vancouver. Mais la facétieuse Isabelle n’a pas fait dans la facilité. Maman d’un petit Loïs depuis le 1er octobre, la Lyonnaise de 31 ans a depuis lancé une course contre-la-montre pour être prête le 19 février, date du début des épreuves olympiques de danse sur glace. « Après le choc (de l’annonce de la grossesse en mars ndlr), on s’est dit que le challenge d’aller aux Jeux était possible et on a mis en œuvre une stratégie pour être prêts pour ce grand rendez-vous », se souvient son partenaire de glace depuis 20 ans, Olivier Schoenfelder.

Le couple s’est donc entraîné jusqu’au huitième mois de grossesse d’Isabelle, n’excluant que les portés. Le travail a ensuite repris moins d’un mois après l’accouchement. Les cinq ou six heures d’entraînement quotidien mettent les adducteurs à rude épreuve. Mais les progrès observés jour après jour rassurent tout le monde. « L’or olympique est possible, a-t-elle ainsi confié début janvier, lors d'un test de danse originale en vue des Championnats d’Europe et des JO. On est dans les clous. Et le programme long est vraiment très beau. » Mais il faudra être patient pour juger sur pièce.

« Rêver un impossible rêve »

Les champions du monde 2008 et d’Europe 2007 ont en effet décidé de faire l’impasse sur le rendez-vous continental de Tallinn (19-24 janvier). « Pour des raisons purement stratégiques, liées exclusivement à l'effet de surprise, savamment entretenu, d'un nouveau programme libre particulièrement novateur », a expliqué la Fédération française des sports de glace. Isabelle va donc pouvoir pouponner encore un peu avant de laisser Loïs à son père pendant les Jeux. Et de partir patiner à Vancouver sur le thème de La Quête. Une chanson de Jacques Brel dont les premières paroles ne pourraient mieux illustrer l’histoire d’Olivier et Isabelle : « Rêver un impossible rêve. »

S.C., avec V.P.