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Dumoulin, la sixième balle

Franck Dumoulin

Franck Dumoulin - -

A 39 ans, le tireur français va disputer à Londres ses sixièmes Jeux Olympiques (entrée en lice ce samedi à partir de 13h). Médaillé d’or en 2000 à Sydney, il ne désespère pas de goûter à nouveau aux joies du podium.

A Londres, Laura Flessel (40 ans) ne sera pas le membre de la délégation française le plus expérimenté. Avec « seulement » cinq JO au compteur, l’épéiste tricolore a trouvé plus fort qu’elle en la personne de Franck Dumoulin. A 39 ans, l’as du tir au pistolet va en effet participer à ses 6es Jeux Olympiques. Dans l’histoire du sport tricolore, seule Jeannie Longo a fait mieux avec 7 participations. « Ma longévité est due à la motivation, l’envie de vivre ces Jeux et puis, j’ai peut-être aussi choisi la bonne discipline, tout simplement », indique le champion olympique de Sydney au pistolet à 10m.
Après ce sacre australien décroché il y a douze ans, ce gardien de la paix aurait pu tranquillement ranger son arme, d’autant que la réussite ne l’avait pas accompagné à Athènes (24e au tir à 50m) puis Pékin (25e au tir à 10m). C’était sans compter sur sa volonté farouche de toujours rester au sommet de son sport. Mais à l’approche de la quarantaine, est-il encore possible de progresser ? « S’améliorer non, mais le plus important est de redécouvrir des choses. Je pense que c’est ça le plus important dans notre discipline, glisse le triple champion d’Europe. On aborde les choses différemment au niveau de la position de tir, de la position du doigt sur la détente, du matériel,… Il y a des routes toutes tracées et on essaye d’aller vers d’autres chemins pour atteindre la même maîtrise et le même niveau. Pour ça, il faut un questionnement permanent et puis avoir de bonnes personnes autour de soi. »

« On est sûr qu’il y aura de la pluie »

Dans ce but, Dumoulin a choisi de s’attacher les services d’un technicien personnel, en plus de l’entraîneur de l’équipe de France, pour « les côtés techniques et tactiques ». Aligné sur le tir à 10m (28 juillet) et à 50m (5 août), la référence tricolore n’a qu’une seule crainte pour ses 6e JO : la météo. « On est sûr qu’il y aura de la pluie sur Londres, lance le natif de Denain (Nord). On s’y prépare. »
Pour le reste, du haut de son immense expérience (il a décroché son premier titre de champion de France en 1997), il préfère éviter de se livrer au petit jeu des pronostics. « Tout est possible, avoue-t-il. En tir, un jour on est champion olympique et le lendemain on est 25e, sans forcément trop comprendre le pourquoi du comment. Je ne dis pas que ça se joue aux dés, mais par expérience, je sais qu’on est seulement le champion d’un jour. » Celui de demain ?