RMC Sport

Estanguet a rendez-vous avec l’histoire

Tony Estanguet

Tony Estanguet - -

Tony Estanguet brigue un troisième titre olympique en canoë monoplace (C1), pour une première en individuel dans l’histoire du sport français. En demi-finale (14h30), le Palois devra se méfier du Slovaque Michal Martikan, son éternel rival.

Et s’il s’agissait du 3e jour de gloire de Tony Estanguet ? Après ses titres olympiques en canoë monoplace (C1) acquis en 2000 et 2004, le Palois peut entrer dans la légende du sport français en glanant un troisième titre olympique en trois éditions dans la même épreuve, ce mardi, à Londres (demies à 14h30, finale à 16h05). Il s’agirait d’une grande première pour une épreuve individuelle même si Julien Absalon, en VTT, peut lui aussi réaliser cet exploit. Et quelle apothéose pour les derniers JO du porte-drapeau des JO 2008 : « Bien sûr que je rêve d’aller chercher la médaille d’or », lâche le céiste de 34 ans.

Mais avant de penser au concert de louanges et, peut-être, à la retraite, Tony Estanguet doit d’abord se concentrer sur les demi-finales. Sa performance lors des qualifications qu’il a terminées à une décevante 7e place doit l’inciter à la prudence : « Je n’ai pas vraiment réussi à me rassurer, soupire le membre de la Dream Team RMC Sport. Le bassin est difficile. Tout le monde est malmené. Personne n’est vraiment serein. On a même vu Martikan se faire peur lors de la première manche. »

Estanguet a oublié Pékin

Pour les novices, le Slovaque Michal Martikan est l’éternel rival d’Estanguet. Depuis 1996 et les JO d’Atlanta, les deux céistes se partagent tous les titres olympiques. Avec un petit bémol pour le Français. La dernière médaille d’or, glanée en 2008, est la propriété de Martikan : « J’ai oublié l’épisode Pékin », coupe net le Français, éliminé au stade des demi-finales en Chine.

Qu’on se le dise, Tony Estanguet ne regarde donc pas derrière mais bien devant lui. Et au-delà de sa performance, il tient surtout à profiter d’un évènement unique qu’il a réussi, à lui seul, à mettre en lumière : « Les JO, on ne s’en lasse pas, glisse-t-il. Il y a une super ambiance. En dehors des Jeux, on ne peut jamais vivre cela. Vraiment, ici, je m’éclate ! » Qu’il en profite !

Aurélien Brossier avec GQ