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Estanguet devra (encore) attendre

Tony Estanguet

Tony Estanguet - -

L’élection du Français au CIO a connu un nouveau rebondissement dimanche matin lorsque le président du CIO, Jacques Rogge, a annoncé que de « nouveaux éléments » entrainaient la « suspension » du vote. A priori, Tony Estanguet n’est pas concerné.

La France n’a pas encore un troisième homme au CIO. Annoncée hier, l’élection de Tony Estanguet à la commission des athlètes, arrivé 4e et dernier du scrutin avec 1779 voix, n’est plus réalité 24h plus tard. « Nous disposons de nouveaux éléments », a simplement déclaré le président du CIO, Jacques Rogge en ouverture de session. Patatras. Quelques heures après l’exclusion du Japonais et du Taïwanais, accusés d’avoir outrepassé le règlement, c’est un nouveau coup de théâtre.

Selon nos informations, ce serait cette fois le rameur australien James Tomkins, arrivé 2e avec 1802 voix, qui serait dans le collimateur. Ce serait une bonne nouvelle pour Tony Estanguet (4e avec 1779 voix), qui n’aurait pas à craindre pour son élection. « On a été réglo, on n’a rien à se reprocher », a déclaré le céiste à RMC Sport. Difficile à ce stade de savoir ce qui serait reproché au candidat « Aussie », mais une chose est sûre : le Japonais et le Taiwanais ont été exclus pour avoir plaidé leur candidature dans le réfectoire du village olympique. Interdit, tout comme de mener campagne en tenue de compétition… L’infraction était ténue puisque les deux candidats n’ont été déclassés que pour avoir déjà été avertis. S’ils n’avaient pas récidivé, ils s’en seraient tirés sans dommage, et auraient été élu puisqu’ils étaient arrivés devant Estanguet au nombre de voix.

Une élection qui pourrait finir devant le TAS

Tous ces allers retours pourraient très bien finir devant le Tribunal arbitral du sport. Au TAS, on se tient prêt à être saisi. « La procédure normale voudrait qu’en cas de recours d’un pays contre le CIO, le tribunal soit saisi, nous explique Matthieu Reeb, son secrétaire général. A ce jour, nous n’avons pas reçu d’appel, mais nous nous tenons prêts. » Si le Japon, Taïwan ou une autre nation décidaient de déposer un recours, ils auraient 21 jours réglementaires pour le faire. « Le CIO a tenu à se prémunir d’une nouvelle contestation en allant jusqu’au bout de la procédure réglementaire », a expliqué Denis Masseglia, patron du CNOSF, dans le Dream Team café sur RMC. « Ce n’est pas évident, reconnait Estanguet, ça fait trois, quatre jours qu’on est mené en bateau, même si je me débrouille plutôt bien sur un bateau, on navigue à vue. »

Comme l’ensemble des 21 candidats, le triple champion olympique avait déjà dû patienter deux jours de plus en milieu de semaine, suite à des réclamations déposées par certains pays contre les candidats Japonais et Taïwanais. Cette fois-ci, combien de temps durera l’attente ? A suivre.

Louis Chenaille (avec F.G., J.R.) à Londres