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Estanguet prend le temps de la réflexion

Tony Estanguet

Tony Estanguet - -

Un mois après la fin des Jeux Olympiques et son troisième titre olympique en canoë monoplace, Tony Estanguet ne sait toujours pas s’il raccrochera la pagaie. Le membre de la Dream Team RMC Sport se laisse le temps pour décider de la suite à donner à sa carrière.

Une troisième médaille d’or olympique, ça se savoure. Depuis son retour du bassin londonien, Tony Estanguet a donc rangé son bateau au garage. « J’ai été un peu sur l’eau avec mon fiston, s’amuse le Palois. Il a cinq ans et il aime bien ça. L’envie n’est pas encore là pour s’entraîner en vue d’une compétition. Je n’ai pas pris de décision parce que je ne me suis pas trop posé la question. » A 34 ans, le porte-drapeau de la délégation française aux Jeux Olympiques de Pékin en 2008 n’a toujours pas donné de suite à sa carrière sportive.

La tentation de vivre une aventure dans un autre domaine que son sport est bien présente. Mais quitter la discipline en pleine gloire, alors qu’un championnat du monde s’organise à Prague dans un an, le fait réfléchir. « Après les Jeux, tout s’accélère et on est très sollicité, souffle-t-il. Je me laisse un peu porter et je laisse les choses retomber. J’ai envie de voir ce que je peux faire à côté et j’ai des projets, des propositions. Il y a un temps pour tout et je n’ai pas le couteau sous la gorge. La saison post-olympique est plus allégée. »

Toujours pas de nouvelles du CIO

A Londres, Tony Estanguet a en tout cas pu faire grimper encore un peu plus sa cote de popularité. Auprès du public français mais aussi des sponsors. « L’engouement suscité par les Jeux de Londres fait qu’il y a des propositions plus intéressantes, confie le triple champion du monde et triple champion d’Europe. Il y a moins d’argent pendant les Olympiades, donc il faut en profiter quand il y a des opportunités. Quand on devient champion olympique, on gagne beaucoup mieux sa vie et l’on peut vivre de son sport. Double champion olympique, c’est encore mieux donc triple, on va bien voir. »

S’il n’a toujours pas décidé de retrouver son bassin d’entrainement du stade d’eaux vives de Pau, Estanguet tente toujours d’être élu à la tête de la commission des athlètes du CIO. « On a peu d’info sur ce qui se passe, lâche-t-il. La dernière était un communiqué du TAS (tribunal arbitral du sport) qui dit qu’il se réunira fin 2012 - début 2013. C’est un mandat de 8 ans, donc perdre une année serait dommageable. Il aurait été plus simple de savoir si j’étais élu, car le but est d’avoir du temps pour participer aux réunions et jouer le rôle à fond. » Un nouveau challenge à relever hors de l’eau pour le triple champion olympique.

Nicolas Paolorsi