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Estanguet prend son mal en patience

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Elu à la commission des athlètes du CIO en août dernier, le céiste Tony Estanguet n’est toujours pas officiellement entré en fonction, la faute à des procédures d’appel déclenchées par différents comités. Le Palois attend sereinement le verdict.

L’élection de quatre nouveaux membres à la commission des athlètes du CIO a toutes les peines du monde à se concrétiser. Déjà reportée une première fois durant les JO « pour des raisons de procédure », ce sont le Russe Bartekowa, l’Australien Tomkins, la Zimbabwéenne Coventry et le triple champion olympique français Tony Estanguet qui avaient été pourtant couronnés.

Alors que les félicitations commençaient à affluer pour le Palois, le CIO a décidé de suspendre l’officialisation de ces nominations en raison de recours déposés devant le Tribunal Arbitral du Sport (TAS). Si le céiste tricolore a confié s’être « préparé psychologiquement à ce que ça dure un peu », le temps pourrait commencer à être long.

Résultat à Noël au mieux

En effet, les estimations les plus optimistes parlent d’un dénouement aux alentours de Noël. Jacques Rogge, le président du CIO qui a reçu les quatre athlètes après les résultats, ne s’est, lui, engagé sur aucun délai. « Il nous a dit qu’il fallait laisser se dérouler les choses et que ça pouvait durer longtemps parce qu’ensuite ça peut être une histoire d’avocats », explique Estanguet. Cette situation est due à une plainte du comité olympique japonais déposée devant le TAS pour contester l’exclusion par le CIO de son représentant, le lanceur de marteau Koji Murofushi, accusé d’avoir enfreint le règlement de l’élection, très strict en matière de lobbying, pour forcer la main à ses pairs, seuls votants.

S’il prône « la transparence » et « le respect des délais et des procédures d’appel », le premier tricolore à conserver son titre sur trois Jeux Olympiques a du mal à cacher son impatience. « C’est un mandat de huit ans donc c’est relativement court, explique le Béarnais. Quand on arrive dans cette instance qui est assez impressionnante, c’est difficile de trouver ses repères et d’être influent. Donc forcément, perdre quelques mois n’aide pas à être efficace d’emblée. » A priori, ces contretemps ne devraient pas remettre en cause le résultat final du vote. Si tel était le cas, Tony Estanguet réussirait là où ont échoué Douillet, Mauresmo et Dénériaz avant lui.

Jérôme Carrère avec Julien Richard