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Flessel : et maintenant, place à la compétition !

Laura Flessel

Laura Flessel - -

Pour ses cinquièmes Jeux, Laura Flessel mettra sa casquette de porte-drapeau de côté lundi lors des épreuves d’épée féminine. Une sixième médaille olympique dans le viseur, en espérant ne pas s’être trop dispersée avec son rôle d’ambassadrice.

Depuis une semaine, Laura Flessel multiplie les bons offices. Porte-drapeau de la délégation française, la Martiniquaise s’est démenée pour représenter son pays. On l’a vue au Club France la veille de l’ouverture des Jeux, on l’a vue saluer Sa Majesté la Reine venue accueillir, dans son carrosse, les Bleus au Village, et on l’a vue, tout comme un milliard de téléspectateurs, porter les couleurs tricolores au stade olympique… « Laura est fatiguée », glisse son mari Denis Goran Colovic, rencontré la veille du Jour J.

A 40 ans, la gauchère a dû aussi gérer une campagne olympique éreintante. Seule représentante de son arme chez les filles, Flessel a décroché son billet pour l’Eurostar dans les arrêts de jeu. Au printemps à Bratislava, dans la foulée de la non-qualification de ses coéquipières à Saint-Maur à domicile, l’athlète arrache le Graal. Mais à quel prix ! En quarts contre l’Estonienne Kirpu, elle est à une touche de la retraite (14-14), avant de forcer la décision. « Je représente l’épée dames, qui n’est pas morte, lâche-t-elle après pleine de rage. Je suis fière de ces cinq Jeux. J’aurais préféré y aller avec mes copines mais… »

Des épéistes françaises en perte de vitesse

Quintuple médaillée olympique, dont un titre en individuel et par équipes en 1996, la Guêpe mènera son ultime combat. « Je ne suis pas ici pour être deuxième. Le message est de ne rien avoir à regretter, explique-t-elle. Nous sommes des conquérants. Maintenant, à nous les médailles ! On doit tout prendre. On va être des pickpockets ! » Seule représentante de l’épée féminine, elle n’ignore pas que tous les espoirs d’une arme en perte de vitesse reposent sur elle. « L’épée française n’est pas dans le creux, on a donné envie aux autres nations, il faut maintenant revenir », rectifie-t-elle. A condition de ne pas avoir brûlé trop d’énergie avec son rôle d’ambassadrice des couleurs de la France.

Louis Chenaille (avec R.M.) à Londres