RMC Sport

Flying Jason !

Le Jurassien veut s'envoler.

Le Jurassien veut s'envoler. - -

Leader de la Coupe du monde de combiné nordique, Jason Lamy-Chappuis est aussi un grand passionné d’aviation.

Le petit Jason n’avait pas cinq semaines lors de sa première traversée transatlantique. Né dans le Montana (Etats-Unis) d’un père français et d’une mère américaine, Jason Lamy-Chappuis a cultivé sa passion pour l’aviation dès son plus jeune âge. Sa maman, Annette Lamy-Chappuis, se souvient ainsi d’un fiston qui passait la grande partie du voyage dans le cockpit de l’avion. « On rentrait tous les ans aux Etats-Unis, explique-t-elle. A chaque fois, il allait voir le pilote. Puis, les retours se sont effectués une fois tous les deux ans, mais il a toujours gardé sa passion. »

A tel point que « JLC » envisage aujourd’hui d’orienter sa carrière vers l’aviation. Une fois le combiné nordique terminé, il espère prendre les commandes de ces engins volants. Que ce soit des avions de ligne ou des avions de marchandise. « Il existe tellement de possibilités », continue la maman. Du coup, celui que l’on surnomme Flying Jason - le Jason volant - s’entraîne assidument. Pas seulement sur les skis, en hiver, où son emploi du temps est déjà bien chargé, mais plutôt au printemps, une fois la saison terminée.

« Ça coûte beaucoup d’argent »

« Je vais à l’aéroclub d’Annemasse et je fais mes heures, explique ainsi le skieur. Pour avoir de l’expérience et voler sur de plus gros avions, je dois accumuler des heures. » Pour le moment, Jason compte une centaine d’heures de vol sur les 200 nécessaires pour valider son diplôme. Beaucoup de temps passé aux commandes de son simulateur de vol pour, un jour, pourquoi pas réaliser ce rêve qui lui tient à cœur.

Alors tout est bon pour réussir. Même s’il passe ses primes et son salaire de douanier à Bois d’Amont dans l’aéronautique. « Ça coûte beaucoup d’argent », plaisante d’ailleurs le quatrième des Jeux Olympiques de Turin (2006). Et pour tous ceux qui n’auraient pas compris que Jason a deux amours, son site Internet donne une sérieuse indication de son hobby. Baptisé « Flying-Jason.com », il accueille les supporters dans un… cockpit. Alors embarquement immédiat pour Vancouver. L’or olympique n’attend pas.