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Ghazouani, de l’or en barre

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L’haltérophile Souhad Ghazouani a ramené une 5e médaille d’or à la délégation paralympique française en soulevant une barre à 146 kg (record olympique) dans la catégorie des moins de 67,5 kg. Une première dans l’histoire de l’haltérophilie tricolore.

Médaillée d’argent aux Jeux Paralympiques d’Athènes en 2004 (- 60 kg) puis de bronze en 2008 à Pékin (- 48 kg), l’haltérophile Souhad Ghazouani a enfin touché le graal à Londres. La Française a décroché l’or dans la catégorie développé couché en moins de 67,5 kg en soulevant une barre à 146 kg, nouveau record paralympique.

En début de saison, la Nordiste voulait se « surpasser aux entraînements afin d’obtenir un titre et un record olympique. » Le rêve est désormais réalité pour celle qui a débuté ce sport à 6 ans dans l’optique de « battre les garçons. » Souffrant d’un spina bifida (malformation congénitale qui paralyse les jambes, ndlr), la native de Saint-Saulve est tétraplégique depuis la naissance. Cela ne l’empêche pas de défendre ses chances en compétition dès l’âge de 12 ans, avant d’intégrer l’équipe de France cinq années plus tard puis de battre un premier record du monde à 23 printemps.

Une valeur sûre

Depuis 2010, Ghazouani fait partie des sept meilleures femmes de sa catégorie. Une première étape vers la consécration, franchie grâce à son titre de championne d’Europe des moins de 67,5 kg conquis l’an passé en Hongrie mais aussi à un record du monde établit à 147 kg dans cette même catégorie.

Entraînée par son mari, Medhi Ourizat, depuis 2005, la Lilloise a donc assumé son rang, devenant la première femme haltérophile française couronnée d’or en valide comme en handisport. Une sacrée perf’. Cet objectif atteint malgré une barre inférieure au poids qu’elle souhaitait soulever à Londres (150 kg), l’haltérophile tricolore a déjà un nouvel objectif en tête : concourir avec les valides. Son nouvel Everest. Mais à 30 ans, le temps presse.

Le titre de l'encadré ici

Les autres médaillés du jour|||

Si Souhad Ghazouani est la seule à avoir décroché le plus beau des métaux, d’autres athlètes français se sont illustrés ce lundi à Londres. Le tennis de table a continué sa moisson avec trois nouvelles médailles : Fabien Lamirault (classe 1) et Pascal Pereira-Leal (déficient intellectuel) ont conquis le bronze alors que Jean-François Ducay (classe 2) s’est paré d’argent, comme l’athlète Arnaud Assoumani en saut en longueur. Une déception pour « Golden Arm », privé d’or pour deux centimètres (7,13m contre 7,15m pour le Chinois Liu Fuliang) dans une discipline dont il est détenteur du record du monde (7,82m).

Jérôme Carrère