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Ici Londres !

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Dans un an jour pour jour, le 27 juillet 2012, démarreront les XXXe Jeux Olympiques de l’histoire moderne. Londres accueillera le monde et des stars qui redeviendront de simples athlètes au milieu de quelques milliers d’autres. L’impatience grandit.

Descendre de l’Eurostar, en gare de Saint-Pancras. Lever les yeux et n’apercevoir qu’une affiche. Mourir d’impatience et ne pouvoir se satisfaire de ces seuls anneaux olympiques, un calme matin d’été, en arrivant à Londres. Dans un an, jour pour jour, l’excitation aura envahi la capitale anglaise, l’Europe et le monde. Des millions de personnes retiendront leur souffle avant l’apparition de la flamme olympique. Et son embrasement mettra fin à l’attente. A ces quatre dernières années passées à se souvenir des images merveilleuses de Pékin, à cette folie des grandeurs de la Chine contemporaine et à sa fantastique mise en lumière.

Le 24 août 2008, au centre du « Nid d’Oiseau », apparaissait un bus à impériale au rouge éclatant. Quelques larmes coulaient sur les visages, alors que la Chine passait le relais. Pékin, avec ses immenses moyens financiers et humains, venait de mettre la barre très haut. Mais une chose ne changera pas. L’esprit. Dans un an, l’émerveillement guettera encore les athlètes de tous les pays. Les JO, c’est voir les plus grandes stars se faire toutes petites pour rencontrer d’autres champions. Les JO, c’est surprendre Kobe Bryant discutant avec Lionel Messi. Les JO, c’est vivre quelques instants inoubliables dans des lieux aussi hors du commun que le simple restaurant du village olympique.

« Le rêve ultime »

« Mon meilleur souvenir, c’est d’avoir croisé Mohamed Ali au réfectoire, raconte le nageur Hugues Duboscq. On faisait la queue avec nos plateaux. Il y a un grand lutteur d’un pays de l’Est, de plus de 2m et de 140kg, qui le voit et qui scotche dessus. Ali s’en est rendu compte, il s’est approché et il s’est mis en garde ! C’était vraiment très fort. » Le Havrais se rappelle aussi de Sydney et du sacre de l’Aborigène Cathy Freeman sur la piste d’athlétisme, en 2000. « Quand elle a gagné, le stade tremblait. » C’est peut-être d’ailleurs à Shanghai, où les requins bleus sont en pleine chasse aux médailles, que le rythme du cœur olympique bat déjà au diapason de l’été 2012.

« Les Jeux, c’est tellement énorme », glisse une Camille Muffat impatiente au bord du bassin. « C’est un monde parallèle », renchérit Alain Bernard, champion olympique en 2008. Des songes que d’autres tricolores partagent à des milliers de kilomètres de là. A Pau, où l’équipe de France de basket fait ses premiers pas sur le long chemin qui la mènera peut-être jusqu’à Londres, les Jeux sont une magnifique obsession. Marcher derrière le porte-drapeau tricolore, le 27 juillet 2012, au stade olympique de Londres, « c’est le rêve ultime de tout sportif » pour Ronny Turiaf, tendre colosse. Le rendez-vous d’une vie pour certains. Une douce et savoureuse répétition de l’histoire pour quelques privilégiés. Et pour tous, la même sensation d’une parenthèse enchantée. J-366.

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Retour en images sur Pékin 2008|||

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Bolt le 5 août, les Experts le 12 août ? |||

Le calendrier des Jeux Olympiques permet déjà de rêver des moments forts que Londres pourrait faire vivre au monde entier. En judo, Teddy Riner décrochera-t-il le 3 août sa première médaille d’or olympique ? Quarante-huit heures plus tard, le 5 août, le Jamaïcain Usain Bolt tentera d’être aussi éblouissant sur 100m qu’en 2008 à Pékin, quand il avait battu le record du monde. Une semaine plus tard, le 12 août, les héritiers de la Dream Team américaine remettront leur titre en jeu. Peut-être face à l’Espagne, pour le remake de la finale 2008, l’un des plus beaux matchs de basket de l’histoire. Le même jour, les Experts viseront un deuxième sacre olympique. Quatre ans après le début de leur règne sur la planète handball.